Deuxième Festiraam - Le Sénégal et la musique urbaine à l'honneur

Source Festiraam
Alison Hinds
Photo: Source Festiraam Alison Hinds

Fier de la première édition du Festiraam (Festival international des rythmes d'Afrique et des Antilles de Montréal), qui a presque rempli le Métropolis durant trois soirs consécutifs l'an dernier, le fondateur, Tidiane Soumah, a annoncé hier la programmation de l'édition 2009, qui sera présentée les 24 et 25 avril au même endroit. Récession oblige, il y a une soirée de moins que l'an dernier. Ismaël Lô et Alison Hinds sont en tête d'affiche. Un programme consacré au Sénégal et un autre, à la musique urbaine.

Le Festiraam 2009 est dédié à Mamadou Konté, qui a rendu l'âme en 2007. «En étant le premier immigrant africain à produire des concerts en France, il s'est battu pour que l'Afrique soit aujourd'hui présente en Europe et en Amérique du Nord», disait Tidiane Soumah, qui s'inspire visiblement de l'action du pionnier pour défendre l'idée d'une culture en pleine évolution.

Composée de quatre artistes qui viennent du Sénégal, la première soirée démarre avec Buntalo et Zal Idrissa Sissokho, principal ambassadeur de la musique mandingue à Montréal. Suivront les frères Diouf, chanteurs percussionnistes québégalais devenus connus, entre autres, avec Les Colocs. Puis, Fatou Guewel, que l'on considère au Sénégal comme la plus grande chanteuse de son pays, lancera son mbalax, que l'on dit bien ancré dans la tradition, avant qu'Ismaël Lô ne présente son premier concert montréalais depuis 1996.

Le lendemain, place à la nouvelle génération avec le hip-hop inclusif de Lord Kemy, qui remplit les stades en Guinée, Conakry, le zouglou ivoirien d'Espoir 2000, leader du genre chez lui au même titre que Magic System et le soca d'Alison Hinds, la reine des Barbades, qui s'amène avec son orchestre d'une dizaine de personnes. Une affiche enlevante.

Collaborateur du Devoir

- Les 24 et 25 avril au Métropolis. Renseignements: 514 790-1111.

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