Vibrant hommage à Sylvain Lelièvre

Lorsqu'un entrefilet a annoncé que le chanteur avait eu un malaise à bord de l'avion qui le ramenait des îles de la Madeleine, on ne croyait pas sa vie menacée. Le lendemain, 30 avril, on annonçait sa mort. À 59 ans, cela ne se pouvait pas. Il triomphait, enfin, partout, avec Versant jazz, son plus récent spectacle qui le rendait si heureux.

Radio-Canada étant encore en lock-out au moment de sa mort, Monique Giroux n'a pas pu consacrer à Sylvain Lelièvre l'émission spéciale à laquelle les auditeurs auraient normalement eu droit. Il fallait souligner ce départ de façon concrète, permettre à tous ceux qui sont éprouvés par ce deuil de se rencontrer. Le théâtre Outremont est donc devenu, mercredi soir dernier, un lieu d'accueil rempli d'émotion pour les proches du chansonnier. Il y avait là notamment Michel Rivard, Marie-Claire Séguin, Philippe Noireaut, Roberto Medile, Claude Gauthier, Pierre Calvé, Marie-Michèle Desrosiers, Daniel Lavoie et Pierre Létourneau, Clairette, chez qui il a débuté, ainsi que Marie-Christine Trottier et la chorale dite «de Radio-Cadenas», tous réunis pour chanter Marie-Hélène, Petit matin, Le Fleuve, Toi, l'ami, Qu'est-ce qu'on a fait de nos rêves?, etc., et rappeler les bons moments passés avec lui. Daniel Gadouas a lu un extrait du roman Le Troisième Orchestre de Lelièvre; son agente Marie Bujold a rappelé l'homme généreux qu'il était, le journaliste Pierre Cayouette (son ex-étudiant), notre collègue Sylvain Cormier et Pierre Leduc, prof de littérature, ont souligné l'originalité, le talent, la chaleur et l'authenticité de l'artiste.Ses complices musiciens de Versant jazz, Vic Angelillo, Gérard Masse, Ron Di Lauro, Richard Beaudet, Kelskey Grant et Léon Bernier assuraient la partie musicale de la soirée-hommage, animée par Monique Giroux a animé avec beaucoup d'amour, de tact et d'esprit.