Le bal annuel permet de récolter plus de 300 000 $ - Fausse note dans les finances de l'OSM

Le concert-bénéfice d'hier soir a rapporté 308 000 $ à l'Orchestre symphonique de Montréal, le meilleur rendement (net) depuis la création de cet événement charitable, il y a quatre ans. L'an dernier, le bal avait rapporté environ 250 000 $.

N'empêche, la situation financière de l'OSM semble inquiétante. Le déficit accumulé de l'orchestre frise maintenant les cinq millions. Il avait passé la barre des six millions quand le gouvernement a forcé Loto-Québec à y injecter des fonds de secours, il y a cinq ans.


«On traîne un déficit de 4,98 millions sur un budget annuel de 16 millions, mais nous avons raffiné nos actions pour augmenter les revenus et contrôler les dépenses», commente la très diplomatique Marie-Josée Desrochers, directrice des communications de l'OSM. Elle souligne par exemple que, depuis 1999, le montant des commandites a doublé et que les événements de collectes de fonds se multiplient (tournois de golf, tirage d'une voiture, etc.).


Par contre, la directrice Desrochers refuse de qualifier (d'inquiétante, par exemple) la situation financière de l'orchestre, surtout dans la foulée du départ du chef Charles Dutoit, vedette et locomotive de l'OSM, qui a démissionné avec fracas il y a quelques semaines. «Quand M. Dutoit nous a quittés, nous étions en pleine campagne d'abonnement, dit-elle. Le rythme a ralenti pendant deux semaines. Il reprend maintenant.»


Les déficits annuels demeurent récurrents à l'OSM depuis le début des années 1980. Le déficit cumulé atteignait 6,3 millions à la fin de l'exercice 1996-97. Il avait ensuite été ramené à 3,8 millions, grâce à une subvention spéciale de 2,5 millions de Loto-Québec, autrement dit de Québec. De plus, Loto-Québec avait réservé une autre tranche de 2,5 millions pour doubler les dons recueillis dans le secteur privé pour le Fonds de dotation de l'OSM.


Cette manne dépasse maintenant les six millions. Une personne est engagée depuis quelques semaines pour «relancer la phase II du fonds de dotation». Jusqu'ici, les membres du conseil se chargeaient des démarches.