Paul McCartney à Québec - Un séjour «inoubliable», selon l'ex-Beatle

Au sujet du concert, Paul McCartney indique que c’était simplement «incroyable», avec cette foule immense emplissant tout l’espace possible.
Photo: Au sujet du concert, Paul McCartney indique que c’était simplement «incroyable», avec cette foule immense emplissant tout l’espace possible.

Si certains s'en inquiétaient, Paul McCartney a visiblement apprécié son séjour à Québec tout autant que le public a aimé son spectacle. Le musicien britannique a publié hier une longue lettre dans son site Internet où il raconte une fin de semaine qu'il qualifie de «mother of all weekends».

Cela pour décrire deux événements distincts: d'abord sa participation in extremis, le 18 juillet, au concert de Billy Joel présenté au Shea Stadium à New York, puis celle au grand spectacle de Québec, le 20 juillet.

Du séjour à Québec, les rédacteurs de la lettre rappellent que McCartney était LE sujet de conversation dans les jours ayant précédé son arrivée, puis qu'il a offert un spectacle que plusieurs ont qualifié d'historique.

«Vous ne savez jamais exactement à quoi vous attendre avec ce type de grand spectacle, a écrit McCartney. Je sais que certaines personnes n'étaient pas contentes qu'un artiste anglophone fasse partie des célébrations [du 400e], mais la musique est un langage international» rassembleur, poursuit le musicien.

Au sujet du concert, McCartney indique que c'était simplement «incroyable», avec cette foule immense emplissant tout l'espace possible. «Peu importe où nous regardions, il n'y avait que des gens partout», dit-il.

«C'était vraiment une grande soirée, et personne ne veut qu'une soirée comme celle-là ne se termine. C'était bien de regarder la foule et de la voir apprécier autant, écrit l'ex-Beatle. I had a really great time with "toute la gang".»

Au final, dit-il, Québec lui aura donné un souvenir «inoubliable» et une bonne occasion de rafraîchir son français...

Le passage de Paul McCartney à Québec est survenu après une participation-éclair au dernier concert jamais présenté au Shea Stadium de New York, là où les Beatles avaient écrit une page mémorable de leur histoire, en 1965, devant quelque 55 000 fans hystériques.
6 commentaires
  • François Dorion - Inscrit 29 juillet 2008 03 h 10

    Merci

    J'espère que Québec, après avoir donné un accueil triomphal à McCartney poura aussi le recevoir dans l'intimité, question de lui faire apprécier la vie Québécoise

    François Dorion

  • andré michaud - Inscrit 29 juillet 2008 08 h 33

    Inoubliable!

    Les citoyens ayant assisté à ce concert en garderont tous aussi un souvenir inoubliable! On est encore sous le charme, une semaine plus tard! Jamais en 1964 je n'aurais cru qu'un Beatle visite un jour ma ville et y présente un concert fabuleux de 2h45!!!

    On l'a échappé belle, car si le PQ et son ministre de culture M.Curzi avaient été au pouvoir, pariez que notre fête aurait été amputé de cet événement extraordinaire...je m'en souviendrai aux prochaines élections...moi l'un des milliers de "totos colonisés" qui aime les Beatles mais déteste Luc Mervil ou Loco Lokass, de gens qui cachent leur manque de talent sous des oripaux fleur de lys..

  • Jean-Paul Le Bourhis - Abonné 29 juillet 2008 10 h 06

    Merci est un mot tellement fabile pour te dire merci, Popaul! Alors Thank You!

    La musique est un langage universel, nous tance gentiment sir popaul sur son blogue. Mais la chanson a une langue, non? Une (la) langue universelle (celle des Beatles)? On n'est pas loin de vouloir nous faire accepter ce sophisme, ces derniers temps. Moi, je résiste, avec la dernière énergie... ou plutôt avec le dernier milligramme d'énergie qu'il me reste pour défendre ce qui semble avoir pris, pour la foutue majorité silencieuse, la ceusse qui applaudit désormais les mains au-dessus de la tête, le chemin des "illusions perdues" dont nous a un jour entretenu mon bon ami Honoré Balzac.

    À la lointaine époque où je travaillais comme analyste de contenu à Téléfilm Canada, j'ai dû résister à la pressante demande d'un producteur québécois qui voulait nous faire avaler une joyeuse couleuvre: selon sa prétention, un scénario écrit en anglais et présenté en première version pouvait obtenir de l'argent du fonds français pour être développé avant d'être un jour traduit en version finale dans la langue de Félix Leclerc. J'ai refusé tout net, car cela signifiait que les lecteurs externes invités à analyser le projet devaient nécessairement parler anglais (jamais on n'aurait osé proposer le stratagème inverse à Toronto!). La boîte s'est tenue debout. Une chance.

    J'adore les musiques du monde. Oui, ce langage est universel. J'écoute aussi, et depuis fort longtemps, tant à la radio que durant mes voyages au long cours d'antan, les chansons venues de tous les coins de la planète culture. J'en mange. Mais personne ne réussira jamais à me faire dire que tout et son contraire est toujours de circonstance pour célébrer, parfois avec un bémol que nous impose l'histoire (celles des peuples autochtones d'ici), les grands moments de notre vie collective.

    Les gens ont fêté. Je les laisse cuver les alcools enivrants de leur gigantesque party. Mais considérer comme un coup médiatique fumant de faire venir un ex-Beatles contre 4 millions de beaux bidous plus trébuchants que sonnants, voilà qui provoque en moi un profond malaise (cher Popaul, toi qui a un coeur en or certifié mille fois platine, pourrais-tu détourner de tes goussets une petite partie de cette manne pour en faire profiter les enfants que parraine le club des petits déjeuners du Québec? - Meri d'avance).

    Écoutez Musique plus et son alter ego. Vous verrez, aux heures de grande écoute, d'innombrables émissions anglophones avec sous-titres français à peu près impossibles à lire, car ils défilent à la vitesse de l'éclair, C'est là que triomphe la langue du langage universel qui fait de ces postes à licences soi-disant francophones le paradis de l'anglicisation en douce (en douce, vraiment?) des nouvelles générations. Mais tout est "cool', spa? Que les chialeux enregistrent les émissions, ferment le son et se les passent au super ralenti. Faute de l'entendre, Ils verront du français... oui, oui, ils en auront plein la vue!

    Cher sir popaul, sache qu'au fil des ans, ta musique m'a beaucoup adouci les moeurs. Et tant mieux. Tu fais maintenant presque partie des miens (qui l'eut cru !). Tant et si bien que si tu faisais friser les poils de ton joli caillou, je te verrais bien en Saint-Jean Baptiste le 24 juin prochain dans les rues de Rivière-Rouge où j'habite. Le mouton que tu tiendrais dans tes bras est un symbole universel je te le jure ! Et la terre entière parlerait en bien de mon coin de pays !... Ce serait génial, non ?

    Trêve de plaisanterie, je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai pour tes jolies ritournelles, sir popaul. Tu es une adorable petite coccinelle qui voltige dans le jardin de mes rêves de jeunesse. Je n'ai pas besoin de te dire de prendre soin de toi, tu le fais à merveille. Mais je te demande de pousser ta réflexion plus loin, à notre sujet, de façon à pouvoir prendre un peu plus soin des miens. Ils t'aiment tant... ils te voient dans leur soupe, mon popaul!

    Allez, sans rancune aucune,

    Ton ami ti-Paul

  • GJacques - Inscrit 29 juillet 2008 11 h 10

    Ou il est le British?

    Je n'ai jamais senti la présence britannique lors du passage de Paul McCartney à Québec, j'ai senti la présence d'un artiste qui nous fait rêver depuis plus de 40 ans. Il faut être un peu fermé pour voir en lui un mauvais souvenir de 1759...

  • Rironie - Inscrit 29 juillet 2008 11 h 57

    Un rêve

    "...la musique est un langage international" Ce sont les paroles que j'aimerais entendre de la bouche d'une Céline Dion qui parcourerait la planète pour chanter dans sa propre langue.