Festival international de jazz de Montréal - Nos choix

Rachid Taha

Punk avec de la mémoire, Rachid a senti l'an dernier le besoin de s'éloigner du quotidien et de remettre ça en allant fouiller les marchés, bistros, magasins de disques d'occasion et vieux cafés maghrébins pour produire Diwan 2, un album aussi percutant que le premier.

Yé-yé à la sauce algérienne, musique de film, des hommages au raï des champs, le garnement s'est entouré de l'Ensemble des cordes du Caire pour créer de délicieux anti-climax sur une musique qui n'est pas pour autant dénuée de «rock attitude». Et puisqu'il aime faire les choses en grand, il se présente cette année avec Lynda Thalie, Yann Perreau et Mick Jones, l'ex-guitariste des Clash. Rien de moins! Grand événement du FIJM, demain à 21h.

Yves Bernard

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Oliver Jones / Susie Arioli avec I Musici

Le pianiste Oliver Jones est vraiment un retraité particulier: depuis qu'il a annoncé son retrait de la scène, il joue tout le temps. Et personne ne s'en plaint. Son dernier album, paru l'été dernier, est de la plus jolie facture qui soit: relevé, enlevé, pétillant, débordant de swing. Impossible de dire que Monsieur approche les trois quarts de siècle. Le pianiste ouvrira donc cette soirée de clôture que Susie Arioli, beaucoup plus jeune mais aussi pétillante, terminera avec son groupe habituel et le soutien des Musici. Beaucoup de pièces inédites au programme pour cet intrigant mariage des cordes classiques et du jazz-country d'Arioli. (Salle Wilfrid-Pelletier, ce soir à 20h.) Et pour ceux qui voudraient prolonger la soirée au Upstairs, il y a l'excellente chanteuse montréalaise Ranee Lee à 22h. Oliver Jones dit d'elle qu'elle est la «first lady of jazz in Canada». On approuve: registre large, textures infinies, souplesse de l'expression, Ranee Lee est une immense chanteuse.

Guillaume Bourgault-Côté