On chuchote qu'elle chantonne

Charlotte Gainsbourg, entre deux prises du tournage dans le Vieux-Montréal d'une bio «conceptuelle» de Dylan (I'm Not There, par Todd Haynes), rencontrait hier la presse montréalaise pour causer musique: 5:55, son premier album depuis le Charlotte For Ever que papa Serge lui fit enregistrer en 1986, événement de la saison en France comme en Angleterre, sera mardi prochain dans nos présentoirs, un quart de million d'exemplaires plus tard.

«J'ai du mal à concrètement le comprendre, ce succès. C'est tellement abstrait. Ce disque, je l'ai fait pour moi, pour le plaisir de travailler avec Air, Jarvis Cocker, Nigel Godrich, et ç'a été un si grand bonheur qu'en parler en promo se passe très bien, mais entendre que c'est numéro un [devant Johnny Hallyday!], je le reçois sans trop y croire.» Un tel succès, se dit-on, appelle une suite. Et la scène? «C'est une question que je me pose... parce qu'on me la pose.» On la verra sur le plateau de Taratata, mais pas nécessairement aux FrancoFolies. Son rêve? Ouvrir la maison de la rue Verneuil à Paris, qu'habita le paternel pendant plus de deux décennies, au public: «J'aimerais qu'on y découvre ce lieu qui lui ressemblait et qui avait évolué avec lui, dont il avait fait au cours des ans un véritable petit musée... »