À voir à la télévision le jeudi 2 juin - Au coeur de la science

Le 30 mai 1968, le mari de Thérèse Rondeau, de Montréal, doit prendre une douloureuse décision. Sa femme vient de subir une hémorragie cérébrale; placée sous respirateur artificiel, elle est condamnée. Mais son coeur continue de battre. M. Rondeau doit décider si le docteur Pierre Grondin peut prendre ce coeur pour le transplanter dans la poitrine d'Albert Murphy.

Le coeur, c'est le symbole même de la vie. Depuis des siècles, on considère que la mort surgit lorsque le coeur cesse de battre. C'est même de cette façon que la loi a longtemps défini la mort. Le coeur, qui était sacré, portait tous les symboles possibles de la vie, des émotions et de l'amour.

Six mois auparavant, un médecin sud-africain, Christian Barnard, a tenté l'impossible: la première transplantation cardiaque au monde. Au moment où M. Rondeau doit prendre sa décision, moins de 20 greffes ont été réalisées dans le monde (presque toutes des échecs d'ailleurs), mais la science a bouleversé les certitudes.

À Montréal, on est prêt à tenter le coup, et ce soir-là le coeur de Mme Rondeau est transplanté. Plus rien n'allait être pareil.

Cet épisode de la série 24 heures pour l'histoire de Luc Cyr et Carl Leblanc, raconte la première transplantation cardiaque jamais réalisée au Canada. On y présente des entrevues avec le Dr Grondin et les membres de son équipe, ainsi qu'avec les enfants d'Albert Murphy et le mari de Mme Rondeau. Cette émission, qui a d'abord été diffusée en février 2004, demeure excellente, comme c'est souvent le cas avec Cyr et Leblanc.

Grands documentaires / Thérèse et Albert
Télé-Québec, 20h
1 commentaire
  • louis murphy - Inscrit 13 janvier 2011 05 h 14

    Voici la réaction du fils du greffé

    Je suis le fils cadet du greffé, M. Albert Murphy. Je désire apporter une rectification au texte du cinquieme paragraphe de votre nomenclature des évenements survenus en ce mois de juin 1968. Il est cité dans ce texte, on y présente des entrevues avec le dr. Grondin et les membres de son équipe, ainsi qu'avec les enfants d'Albert Murphy, alors qu'en réalité, mon pere eut trois enfants. Micheline, l'ainée, Norman, décédé accidentellement a l'age de vingt ans en 1965, et moi, Louis, ayant participé au tournage du documentaire mais sans jamais y avoir figuré. Or quicquonque désirant s'informer de cette page d'histoire que notre pere, par son audace aura su provoquer, visionnant cet ouvrage, aura la certitude qu'il n'avait eu qu'un seul enfant, sa fille Micheline, ma soeur. Désolé mais informez-vous