Radio-canada - Le directeur de l'information défend les décisions de son service

Tout en se réjouissant de l'augmentation de l'écoute des téléjournaux, le directeur de l'information de Radio-Canada a dû défendre, hier, les choix budgétaires et rédactionnels de son service.

Ainsi Louis Lalande, le grand patron de l'information, a soutenu que la version révisée de Zone libre qui sera diffusée l'année prochaine représente une «consolidation du mandat premier de Zone libre», notamment parce qu'elle permettra d'avoir accès aux meilleurs documentaires.

«Il n'y aura pas moins d'heures en information, puisque Zone libre sera toujours à l'horaire», précise-t-il, avec 26 émissions à compter de l'automne. De ce nombre, Radio-Canada proposera huit grandes «enquêtes Zone libre» qu'on voudra retentissantes, avec des développements dans les autres émissions de nouvelles. Les autres éditions de Zone libre proposeront de grands documentaires, coproduits avec le Québec et le Canada, ou achetés de l'étranger.

Louis Lalande s'est réjoui de ce que le budget de l'information se soit accru de 18 % depuis cinq ans... mais il a dû ensuite justifier le fait que, malgré cette augmentation, «des fluctuations» survenues cette année avaient entraîné les réductions budgétaires que l'on sait dans son service.

Le directeur de l'information ajoute qu'il y aura «encore plus d'équipes de Radio-Canada sur le terrain à étranger», répondant ainsi aux critiques voulant que l'information internationale soit réduite avec le changement de vocation de Zone libre.

Interrogé sur la pratique qui a, à quelques reprises cet hiver, retardé de 15 minutes le Téléjournal à cause de Tout le monde en parle, Louis Lalande a qualifié le tout de «situation exceptionnelle», ajoutant qu'il «n'avait pas de problème avec ça» puisque «la régularité des bulletins d'information n'a pas la même rigueur le week-end».

Tout en convenant qu'en tant que patron de l'information il préconise «la régularité en information», il admet, en évoquant Tout le monde en parle, qu'il faut «reconnaître le succès quand il passe».

Radio-Canada, qui rencontrait les médias hier midi pour lancer sa saison d'été en information, a diffusé des chiffres démontrant une progression de ses bulletins de nouvelles depuis deux ans.

Ainsi, de l'automne 2003 à l'hiver 2005, la part de marché du Téléjournal du midi est passée de 8,9 % à 13,5 %, et celle du Téléjournal de 18h de 8,6 % à 13,3 %. L'augmentation de la part de marché du Téléjournal de 22h est particulièrement frappante avec, entre 22h et 22h30 du lundi au vendredi, une part de marché passée de 12,7 % à 18,4 %.

Ces données n'empêchent pas TVA de toujours dominer en information, mais Louis Lalande soutient que, certains week-ends, ce sont les téléjournaux de Radio-Canada qui dominent.