Médias - Les journalistes du Journal de Montréal pourraient voter la grève

Les journalistes du Journal de Montréal se prononceront aujourd'hui sur la possibilité de déclencher une grève.

Déçus de l'état actuel des négociations pour le renouvellement de leur convention collective, les journalistes se réuniront ce midi pour voter sur une proposition de leur bureau syndical, qui leur recommande d'accepter un vote de grève générale.

La convention collective du Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM), qui regroupe 273 salariés de la rédaction (journalistes, employés des petites annonces, employés de bureau, etc.) est échue depuis le 31 décembre. Après deux mois de négociations, et un blitz d'une semaine, les négociations ont été rompues hier midi. «Les positions sont trop éloignées» explique Martin Leclerc, président du STIJM.

Le syndicat revendique particulièrement la création de nouveaux postes dans la salle de rédaction. «Depuis une dizaine d'années, il y a environ 200 pages rédactionnelles de plus par semaine, explique Martin Leclerc, mais nous sommes toujours le même nombre de journalistes. La direction du journal fait de plus en plus appel à des pigistes. Et, sur notre liste de rappel, nous comptons 37 surnuméraires, dont 17 qui n'ont aucune permanence depuis plus de dix ans. La direction du journal doit créer des postes pour maintenir la qualité de l'information».

Les syndiqués revendiquent également de meilleurs salaires pour tenir compte de la «formidable performance économique de l'entreprise».

«Notre pouvoir d'achat a diminué par rapport à l'indice des prix à la consommation [IPC] et les revenus de l'entreprise n'ont pas cessé de progresser, explique Martin Leclerc. Nous demandons un rattrapage par rapport à l'IPC et une clause d'enrichissement, dans le cadre d'un contrat de cinq ans.»

La direction du journal n'a pas rappelé Le Devoir pour commenter les négociations.