France - Mobilisation pour retrouver le journaliste Guy-André Kieffer

Paris — Près d'un an après la disparition de Guy-André Kieffer le 16 avril 2004 en Côte d'Ivoire, une association et deux comités de soutien au journaliste franco-canadien ont rendu publique hier une lettre ouverte dans laquelle ils demandent au président Jacques Chirac de mobiliser l'État et déplorent «le peu d'empressement de la diplomatie française» sur ce dossier.

«Aux premiers jours de sa disparition, vous avez bien voulu exprimer publiquement votre préoccupation, et questionner sur son sort les autorités de Côte d'Ivoire.», écrivent l'Association Vérité pour Guy-André Kieffer, le Comité de soutien de l'outre-mer et le Comité de soutien breton au journaliste.

Mais tout en saluant M. Chirac pour ses efforts envers les journalistes enlevés en Irak, les auteurs, qui se disent «sans nouvelles, sans espoir et sans certitude du pire», déplorent «le peu d'empressement de la diplomatie française à [leur] communiquer la vérité sur l'affaire Kieffer, si elle la connaît, ou, si tel n'était pas le cas, à l'exiger du pouvoir en place en Côte d'Ivoire».

L'un des personnages-clé de l'affaire, Michel Legré est le beau-frère de Simone Gbagbo, l'épouse du président ivoirien Laurent Gbagbo. Un juge d'instruction ivoirien l'a mis en examen le 27 mai dernier pour complicité d'enlèvement, de séquestration et d'assassinat. Les juges d'instruction parisiens ont lancé un mandat d'arrêt international contre M. Legré.