Le grand patron de l’information à CTV est réaffecté après l’éviction de Lisa LaFlamme

L’éviction de Lisa LaFlamme a déclenché un débat sur la question de savoir si cette cheffe d’antenne respectée, âgée de 58 ans, avait été évincée à cause de son âge, sur fond de sexisme.
George Pimentel La Presse canadienne L’éviction de Lisa LaFlamme a déclenché un débat sur la question de savoir si cette cheffe d’antenne respectée, âgée de 58 ans, avait été évincée à cause de son âge, sur fond de sexisme.

Bell Média remplace le grand patron de l’information à CTV News, Michael Melling, qui avait été au coeur de la tourmente après le départ soudain et inattendu de Lisa LaFlamme comme cheffe d’antenne du journal télévisé de fin de soirée.

Plusieurs mois après que M. Melling ait pris un congé autorisé de la direction de l’information à CTV, un communiqué de Bell Média a confirmé lundi que son poste sera dorénavant occupé de façon permanente par Richard Gray, qui était vice-président de l’information par intérim.

Bell Média, société mère de CTV, affirme que M. Melling a été réaffecté au poste de vice-président des services partagés. Un représentant de Bell Média a refusé de clarifier ce que ce nouveau rôle impliquerait.

La décision fait suite à un examen par un tiers indépendant de la salle de presse nationale de CTV — un examen déclenché par l’éviction de Lisa LaFlamme en tant que cheffe d’antenne du journal télévisé phare de fin de soirée.

Mme LaFlamme avait déclaré à l’époque qu’elle avait été « complètement prise de court », ce qu’elle a annoncé dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux en août. Cette décision de Bell Média a aussi secoué la salle de nouvelles de CTV et a soulevé des inquiétudes quant à la culture d’entreprise.

Ce choix a également déclenché un débat sur la question de savoir si cette cheffe d’antenne respectée, âgée de 58 ans, avait été évincée à cause de son âge, sur fond de sexisme.

Bell Média a traversé des semaines de controverse, alors que M. Melling prenait tout le poids des critiques sur cette décision.

La société mère de CTV avait finalement publié une déclaration dans laquelle elle disait « regretter » la manière dont la sortie de Mme LaFlamme avait été gérée, car elle « avait peut-être laissé aux téléspectateurs la mauvaise impression » que sa carrière légendaire n’était pas valorisée chez Bell Média.

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