L’animatrice Lisa LaFlamme se joint à CityNews

Le congédiement de Lisa LaFlamme par CTV cet été, deux ans avant la fin de son contrat et après trente-cinq ans de carrière, avait soulevé de vives critiques à travers le Canada.
George Pimentel La Presse canadienne Le congédiement de Lisa LaFlamme par CTV cet été, deux ans avant la fin de son contrat et après trente-cinq ans de carrière, avait soulevé de vives critiques à travers le Canada.

Chassée de CTV National News cet été après 35 ans de carrière, la renommée animatrice Lisa LaFlamme se joint à CityNews comme correspondante spéciale pour diriger la couverture du décès de la reine Élisabeth II.

Le réseau appartenant au groupe Rogers en a fait l’annonce vendredi matin en présentant son plan de couverture détaillé du décès de la monarque britannique.

« La couverture médiatique d’un moment aussi crucial de l’histoire fait partie intégrante de la réalisation de notre mission, qui est de garder les Canadiens connectés et informés, et l’incroyable talent de Lisa LaFlamme ainsi que sa riche expérience sont à la hauteur d’un événement de cette ampleur », a indiqué la présidente de Rogers Sports & Media, Colette Watson, par communiqué.

Lisa LaFlamme sera ainsi déployée à Londres pour diriger la couverture en direct des obsèques de la reine. Elle aura aussi le mandat de livrer des reportages quotidiens sur l’héritage de la monarque et le nouveau règne du roi Charles III aux bulletins d’informations télé et radio du groupe médiatique.

L’ex-animatrice vedette de CTV s’est pour sa part dite honorée de pouvoir contribuer à raconter l’histoire d’Élisabeth II et de son héritage. « La reine est la seule monarque que la plupart d’entre nous aient jamais connu. Nous avons grandi avec Sa Majesté et nous pleurons le décès de cette femme remarquable et inspirante », a-t-elle ajouté.

Congédiement controversé

 

Le congédiement de Lisa LaFlamme par CTV cet été, deux ans avant la fin de son contrat et après trente-cinq ans au sein de la compagnie, a soulevé de vives critiques à travers le Canada. La présentatrice de 58 ans avait elle-même annoncé la nouvelle dans une vidéo sur les réseaux sociaux, expliquant avoir été « prise au dépourvu » lorsque Bell Média a mis fin à son contrat en juin.

Bell Média avait déclaré de son côté que la résiliation du contrat de Mme LaFlamme était une « décision d’affaires » fondée sur « l’évolution des habitudes des téléspectateurs ».

De nombreuses critiques ont fusé dans les jours suivants.  Plusieurs ont aussi spéculé sur les raisons réelles de son renvoi.

Interrogés dans différents médias canadiens anglophones, d’ex-collègues de Lisa LaFlamme ont allégué qu’elle aurait participé à l’instauration d’un climat toxique au sein de la salle de nouvelles. D’autres y voient plutôt une décision teintée de sexisme et d’âgisme de la part de la direction, car le chef de CTV News, Michael Melling, aurait soulevé des questions sur les cheveux gris de l’animatrice dans la dernière année. Mme LaFlamme et M. Melling avaient par ailleurs des visions divergentes sur les nouvelles à prioriser et la façon d’allouer les dépenses en fonction des affectations des journalistes.

Disant prendre « très au sérieux » les allégations de discrimination, Bell Média a indiqué fin août le lancement d’une « évaluation indépendante » du climat de travail dans la salle de nouvelles de CTV. Quelques jours plus tard, Michael Melling prenait un congé d’une durée indéterminée « pour passer du temps avec sa famille ».

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