Le patron de Bell défend la décision de CTV de résilier le contrat de LaFlamme

Mirko Bibic, président et chef de la direction de BCE et Bell Canada, soutient que la décision de retirer la chef d’antenne des ondes reflète les transformations importantes survenant dans le secteur de la diffusion au pays.
Justin Tang Archives La Presse canadienne Mirko Bibic, président et chef de la direction de BCE et Bell Canada, soutient que la décision de retirer la chef d’antenne des ondes reflète les transformations importantes survenant dans le secteur de la diffusion au pays.

Le président et chef de la direction de BCE et Bell Canada, la société mère du réseau CTV, dit que la décision de résilier le contrat de Lisa LaFlamme n’avait rien à voir avec son âge, son genre ou ses cheveux gris.

Mirko Bibic soutient que la décision de retirer la chef d’antenne des ondes reflète les transformations importantes survenant dans le secteur de la diffusion au pays.

Dans un message diffusé sur Linkedln, il écrit que l’époque où les téléspectateurs attendaient jusqu’à 23 h pour obtenir leurs nouvelles est terminée.

Le départ de Mme LaFlamme est nécessaire, car Bell Média « doit offrir à [ses] journalistes les ressources dont ils ont besoin sur toutes les plateformes où l’on visionne les nouvelles », fait-il valoir.

Le message de M. Bibic couronne une semaine difficile au cours de laquelle Bell Média a été confronté à une colère croissante à la suite du départ de Mme LaFlamme.

Une note interne de Bell Média indiquait vendredi que Michael Melling, vice-président des nouvelles, prenait congé immédiatement pour passer du temps avec sa famille.

 

M. Bibic a confirmé que M. Melling avait fait « l’objet d’allégations diverses » et qu’il avait pris congé « en attendant les résultats de l’évaluation du milieu de travail qui est en cours ».

Lettre ouverte en défense à LaFlamme

Dans une lettre adressée au conseil de direction de BCE et de Bell Canada, plusieurs personnalités canadiennes ont condamné le départ abrupt de Lisa LaFlamme, soulignant que cela mettait en lumière le sexisme et l’âgisme que les femmes continuent à affronter au travail.

La lettre signée par plusieurs grands noms des secteurs des arts, de la politique et des affaires, dont Margaret Norrie McCain, Anne Murray et Jim Balsillie a été publiée samedi dans une double page du Globe and Mail.

 

Les signataires écrivent que Lisa LaFlamme était considérée par l’entreprise comme l’un de ses atouts au chapitre des cotes d’écoute jusqu’à une chose change : la couleur de ses cheveux.

La lettre est adressée au conseil de direction de BCE et de Bell Canada. Selon les signataires, le départ de la cheffe d’antenne au zénith de sa carrière met en lumière le sexisme et l’âgisme que les femmes continuent à affronter au travail.

La « décision d’affaires » a détruit la confiance que ces personnalités avaient en Bell Média. Elles se demandent comment l’entreprise « pourra réparer ses torts ».

La lettre publiée dans la première section de l’édition du week-end du quotidien national porte aussi les signatures de lacheffe de la direction d’Indigo Heather Reisman, de la chanteuse Jann Arden, de l’auteure Louise Penny et du lieutenant généralà la retraite Roméo Dallaire.

Bell Media n’a pas répondu à nos demandes de commentaires.

À voir en vidéo