À voir à la télévision le 2 janvier 2005 - Passablement perdus

Est-ce possible de sauver de la catastrophe «six milliards de tatas»?

Pour l'équipage (québécois) du vaisseau spatial Romano Fafard, il s'agit d'une mission capitale, car il est embarqué dans une aventure aussi extravagante qu'extraterrestre dans le but de dénicher une nouvelle planète pour ces humains si peu respectueux de leur environnement. Ça se passe en 2034 alors que la couche d'ozone ressemble à un gruyère, le fromage en moins; sur la Terre, on regarde vers le ciel, implorant le capitaine Patenaude et sa bande de délinquants intersidéraux d'accomplir, ni plus ni moins, qu'un miracle. Mais attention, comme il le dit si bien, «il ne faut pas vendre la peau de l'ours... surtout s'il n'est pas d'accord avec le prix».

Dans une galaxie près de chez vous, série-culte des jeunes téléspectateurs de Vrak-TV depuis 1999, a transporté au printemps dernier sur grand écran son humour absurde, sa technologie bric-à-brac et ses personnages de bandes dessinées. Porté par la foi, et le sens de la dérision, de ses créateurs, Claude Legault et Pierre-Yves Bernard, ce Star Trek des pauvres (et fier de l'être) conjugue la fable écologique, le délire adolescent et la fantaisie débridée.

Le film de Claude Desrosiers conserve l'esprit qui animait la série télévisée, misant sur les jeux de mots plutôt que sur les effets, donnant à chacun des interprètes la possibilité de se mettre en valeur et d'humaniser davantage ces caricatures de la vanité (le scientifique Brad Spitfire), de la superficialité (la psychologue Valence) ou encore de l'idiotie (le pilote Bob Robert Dieudonné Marcellin). Cette «sitcom de l'espace» perdue dans l'immensité du grand écran promet plus de rires que de frissons, car il est tortueux le chemin qui mène à la constellation «Cégep-de-Rosemont», surtout lorsqu'il faut faire un dangereux détour sur la planète Esthétika...

Dans une galaxie près de chez vous Vrak-tv, 19h