Éric Trottier se joint au «Soleil» comme directeur général

Éric Trottier fait un retour dans le monde de l’information après avoir pris une année sabbatique.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Éric Trottier fait un retour dans le monde de l’information après avoir pris une année sabbatique.

L’ancien vice-président et éditeur adjoint à l’information de La Presse, Éric Trottier, se joindra au Soleil en janvier comme directeur général, avec la volonté d’augmenter la force de frappe du journal et d’en faire « le numéro 1 de l’information à Québec ».

Le quotidien en a fait l’annonce mercredi, après l’entérinement de la candidature de M. Trottier à l’unanimité par les membres du conseil d’administration de la Coopérative Le Soleil mardi. Il entrera en fonction le 17 janvier en remplacement de Gilles Carignan.

En entrevue avec Le Devoir, il raconte avoir l’ambition de faire du Soleil « le leader incontesté en information à Québec ». « Nous avons tous les éléments pour le faire, mentionne Éric Trottier. C’est l’objectif principal que je nous ai donné collectivement dans mon mandat qui s’apprête à débuter. » Cela passe notamment par les histoires exclusives et le journalisme de terrain, ajoute-t-il.

« Ça nous prend plus de scoops qui brassent la cabane de temps en temps, pense M. Trottier. Il faut prendre note de ce qui ne va pas bien dans la société. »

Celui qui a travaillé à La Presse pendant une trentaine d’années a été un acteur important du lancement de l’application pour tablette LaPresse+. Faut-il s’attendre à ce que Le Soleil abandonne le papier pour son édition du samedi ? Pas dans l’immédiat, mais ça s’en vient. « Est-ce que ce sera dans un an, trois ans, cinq ans ? Je ne pense pas que ça dépassera dix ans », dit-il.

Il a déjà pour autre priorité d’améliorer l’application existante, qui a besoin « d’une bonne mise à jour », et de développer une culture du « 100 % numérique » dans la salle de rédaction. « Actuellement, on télécharge sur l’application une édition qui est un peu faite comme un journal et qui est déjà désuète le lendemain matin. S’il s’est passé quelque chose de très gros à 5 h du matin, il est trop tard. Je pense que ça ne peut pas être fait comme ça de nos jours », maintient-il.

« Remis sur les rails »

Le Soleil était en très mauvaise posture il y a deux ans, mais il s’est « remis sur les rails », souligne au Devoir Valérie Gaudreau, présidente de la coopérative et rédactrice en chef, qui ajoute que l’arrivée de M. Trottier se fait « à un bon moment ». « C’est une période très intéressante. Sur le plan financier, il y a une stabilisation et il y a eu des embauches, notamment de journalistes », dit-elle.

Le prédécesseur du nouveau directeur général, Gilles Carignan, faisait par ailleurs partie du comité de sélection. « C’était important pour nous, pour mettre en avant la continuité », souligne Valérie Gaudreau.

Éric Trottier fait un retour dans le monde de l’information après avoir pris une année sabbatique, durant laquelle il a voyagé en Afrique. Il déménagera à Québec dans le cadre de ses nouvelles fonctions.

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