Conflit de travail en vue à La Presse canadienne

Les employés syndiqués de La Presse canadienne s’impatientent alors que leur convention collective est échue depuis près de deux ans.
Photo: Graeme Roy Archives La Presse canadienne Les employés syndiqués de La Presse canadienne s’impatientent alors que leur convention collective est échue depuis près de deux ans.

La plus grande agence de presse de propriété canadienne peine à s’entendre avec ses journalistes. Le spectre d’un conflit de travail plane et un conciliateur a été appelé en renfort.

Les employés syndiqués de La Presse canadienne s’impatientent alors que leur convention collective est échue depuis près de deux ans.

« La Presse canadienne continue de vouloir retirer des éléments de la convention collective, de l’affaiblir et de réduire les compensations », résume Scott Edmonds, à la tête du comité de négociation du côté syndical. « Et les membres continuent de travailler sans augmentation de salaire significative depuis des années. »

Selon la Guilde canadienne des médias, qui représente les journalistes, la direction de l’agence de presse cherche à geler les salaires pour les trois prochaines années en plus de vouloir doubler le temps qu’il faut à un nouvel employé pour atteindre le sommet de l’échelle salariale. La proposition patronale suggérerait d’étirer cette période de 5 à 10 ans.

Un processus de conciliation doit s’amorcer sous peu entre l’employeur et les représentants des salles de nouvelles du Québec et de l’Ontario où se concentre la majeure partie des effectifs de La Presse canadienne. Ces rencontres doivent se terminer d’ici la fin de la campagne électorale fédérale, le 20 septembre.

Le syndicat des journalistes invite ses membres à rejeter toute offre patronale qui ne proposerait rien d’avantageux. Les « membres déçus pourraient entreprendre des actions encore plus fortes », menace la Guilde canadienne des médias dans un communiqué.

La direction de La Presse canadienne n’a pas répondu à nos demandes d’entrevues. Dans une réponse écrite, le président Malcolm Kirk s’est dit « optimiste » de pouvoir conclure les négociations avec l’aide d’un conciliateur.

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