Télévision - Prêts, pas prêts...

Après des mois et des mois d'atermoiements autour du rythme de construction des installations olympiques, nous y voici enfin. Prête, pas prête, la Grèce accueille cette semaine la fine fleur de la jeunesse élevée aux suppléments vitaminiques du monde entier à l'occasion des Jeux de la XXVIIIe olympiade d'été.

Tout un défi pour Athènes, la capitale déjà encombrée et notoirement polluée, aux bouchons de circulation permanents et qui promet en outre de se transformer en étuve comme elle a coutume de le faire à la belle saison.

Si on ajoute les mesures de sécurité extraordinaires — une facture record de plus de 1,5 milliard $US — mises en place pour ce premier rendez-vous olympique estival depuis les attentats du 11 septembre 2001, on constate qu'il n'y en aura vraiment pas de facile et qu'il ne faudrait pas grand-chose pour que la machine s'emballe.

Mais bien entendu, il n'est pas nécessaire de se rendre sur les lieux pour communier à la grand-messe (il est même recommandé, du point de vue du portefeuille, de ne point trop y songer étant donné l'inflation de circonstance qui sévit là-bas). Pendant 17 jours, la télévision se chargera de tout apporter sur notre sofa Louis XV en véritable imitation de rembourrage d'époque, tout et encore plus que tout, jusqu'à ce que nous criions grâce.

Au téléspectateur d'ici, trois options s'offrent pour vivre la fascinante aventure par procuration. En français, il y a la Société Radio-Canada, dont la programmation est enrichie par celle du Réseau des Sports. En anglais de chez nous, il y a la Canadian Broadcasting Corporation. Et pour les câblés qui veulent aussi savoir comment se porte le moral et le physique de nos voisins d'en bas, il y a NBC. Les chaînes canadiennes seront en ondes matin, après-midi et soir, et parfois même la nuit, alors que NBC, poursuivant sa politique absurde considérant les sommes astronomiques investies dans l'entreprise, se limitera les jours de semaine aux heures de grande écoute en soirée, présentant donc des événements déjà terminés dont les résultats seront déjà connus.

À la SRC, on propose plus de 400 heures de reportages. En raison du décalage horaire, les compétitions commenceront chaque jour au petit matin à notre heure et se termineront en fin d'après-midi. Radio-Canada offrira donc du sport en direct de 6h à midi et de 12h30 à 17h, puis présentera un grand résumé des épreuves de la journée de 19h à 22h (18h30 à 22h le samedi). En appoint, RDS se concentrera sur les sports d'équipe dont il diffusera des matchs au complet.

À la télévision française, les chefs d'antenne, en poste en studio à Montréal, seront François Faucher (matin), Guy D'Aoust (après-midi) et Marie-José Turcotte (soir). Sur place sera déployée l'équipe habituelle de commentateurs et analystes, dont plusieurs se distinguent par une couleur — Louis Bertrand, Jean-Paul Baert, Daniel Robin, Bernard Barré, Richard Garneau, René Pothier, plus l'inclassable Jean-René Dufort — qui vaut le détour à elle seule.

Le tout commence vendredi avec les cérémonies d'ouverture, présentées par Garneau et Paul Houde en direct du Stade olympique d'Athènes, qui compte 75 000 sièges. Comme un secret d'État entoure toujours les manifestations de ce genre, on en sait peu de choses. Qui sera le dernier porteur de la flamme chargé d'allumer la vasque olympique? Mystère? Un membre de l'équipe grecque de football championne de l'Euro 2004, peut-être? Ce que des sources ont rapporté, en revanche, c'est que le thème majeur de la cérémonie sera l'eau, évocation de la longue et prestigieuse histoire maritime de la Grèce.

Athènes 2004 - Cérémonies

d'ouverture

Vendredi 13 août

Radio-Canada, 13h30; CBC, 13h; NBC, 20h