CHOI-FM célèbre ses cotes d’écoute

La baisse des cotes d’écoutes d’autres stations a toutefois permis à CHOI d’augmenter ses parts de marché qui sont passées de 14,9 à 18 % à Québec.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir La baisse des cotes d’écoutes d’autres stations a toutefois permis à CHOI d’augmenter ses parts de marché qui sont passées de 14,9 à 18 % à Québec.

Critiquée de toutes parts ces derniers mois pour son traitement médiatique de la pandémie, la station CHOI-FM a répliqué à ses détracteurs vendredi matin en brandissant ses nouvelles cotes d’écoute.

« Peu importe ce qu’ils en ont dit : CHOI 98.1 Radio X. Toujours numéro 1 », pouvait-on lire vendredi matin dans une publicité pleine page dans le Journal de Québec.

La station de radio, propriété de RNC Média (anciennement Radio-Nord), est effectivement la plus populaire chez les 25-54 ans selon le dernier sondage sur les cotes d’écoutes réalisé par Numéris et paru jeudi. Ainsi, en dépit de la désaffection de certains auditeurs de ce groupe d’âge dont faisait état Le Devoir au début du mois de mai, il appert que la station est loin d’avoir perdu des plumes sur ce plan.

Par contre, en incluant tous les groupes d’âge, la station a vu son nombre total d’auditeurs passer de 141 000 à 125 000 selon le même sondage. Ainsi, au cumulatif, la station se classe au quatrième rang derrière la Première Chaîne de Radio-Canada (205 100), le FM-93 (140 600) et WKND (129 200).

La baisse des cotes d’écoutes d’autres stations a toutefois permis à CHOI d’augmenter ses parts de marché qui sont passées de 14,9 à 18 % à Québec.

« Tout le monde doutait. Comment pouvons-nous questionner le gouvernement en pleine pandémie ? La région sondée est petite, imaginez si c’était le vrai sondage. WOW. Très fier de Radio X et Merci aux gens qui nous trouvent pertinents », se réjouissait jeudi l’animateur Jeff Fillion sur Twitter.

Par « vrai sondage », Jeff Fillion faisait allusion aux données sur le rayonnement total de la station au-delà du territoire de Québec qui étaient comptabilisées dans les précédentes enquêtes de Numéris mais sont absentes dans le nouveau rapport.

En septembre 2020, plusieurs annonceurs avaient décidé de suivre un mouvement lancé par la ville de Québec qui dénonçait le traitement complaisant de certains animateurs du phénomène complotiste. Le premier ministre François Legault et le maire de Québec Régis Labeaume ont aussi dénoncé publiquement le contenu de certaines émissions depuis le début de la pandémie.
 

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