À voir à la télévision le mercredi 4 août - Journalistes-caméléons

Journalisme d'enquête, journalisme d'investigation, journalisme d'infiltration. Pourquoi les journalistes ressentent-ils le besoin de se mettre dans la peau d'un autre pour arriver à passer un message? Se déguiser pour vivre une autre vie plutôt que de demander l'avis de ceux qui sont concernés fait-il de meilleurs reportages?

Est-ce une quête de crédibilité journalistique ou plutôt une démonstration frappante de la réalité des autres, qu'on ne peut comprendre qu'en les imitant? Richard Martineau rencontre Brian Myles, du Devoir, Stéphane Alarie, du Journal de Montréal, et l'Infoman Jean-René Dufort pour parler de leur expérience de caméléon. En 1996, Jean-René Dufort infiltre l'univers de la médium Jojo Savard et, par un article dans le magazine Protégez-vous, contribue à la disparition de l'entreprise. En 1998, le journaliste Brian Myles se déguise en squeegee et tente de relater l'existence montréalaise de ces individus marginalisés. Stéphane Alarie, pour sa part, se transforme en Noir au cours de l'automne 2003 pour témoigner, dans le Journal de Montréal, de toutes les circonstances où le racisme est encore présent dans la métropole. Les trois journalistes parlent de leur aventure et du bien-fondé d'un tel procédé journalistique. Parce que le regard des autres change. Parce que ça fait des démonstrations plus fortes. Tout simplement parce que c'est du sensationnalisme. Ou parce qu'il est plus facile de s'imprégner d'un milieu lorsqu'on en fait partie. «Observer, c'est perturber», disait Darwin.

Les Francs-tireurs

Télé-Québec, 20h