Des journalistes iraniens protestent

Un an après le décès de la photojournaliste irano-canadienne Zahra Kazemi, la liberté de presse ne semble pas se porter mieux à Téhéran.

Hier, une centaine de journalistes de la capitale ont protesté en silence, les mains symboliquement attachées, pour dénoncer le bannissement de deux des plus grands titres de la presse réformatrice. La répression des autorités iraniennes contre la presse est vivement dénoncée par Reporters sans frontières, qui condamne la suspension des journaux, signe selon eux de la «volonté du pouvoir conservateur de tarir toute source d'information indépendante». Les journaux ont été bannis pour «propagande contre le régime», «insultes contre le Guide» et «publication de fausses informations».