Le Toronto Sun s'indigne - L'allégeance souverainiste de Gill est mal reçue

Toronto — Le judoka montréalais Nicolas Gill a été contraint de parler politique lundi, après l'annonce de sa sélection à titre de porte-drapeau du Canada lors des cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques d'Athènes.

Le quotidien Toronto Sun a fait état de sa nomination en titrant à la une de son édition d'hier: «Notre porte-drapeau a voté pour la séparation du Québec».

Gill a mentionné au quotidien qu'il avait voté pour la souveraineté du Québec en 1995 et qu'il se considère «davantage comme un Québécois que comme un Canadien».

Sensation spéciale

Dans la même entrevue, il a révélé que ce serait «une sensation spéciale» pour lui de porter le drapeau fleurdelisé lors d'un événement sportif.

«Je suis fier d'être Québécois, a mentionné Gill depuis la Belgique, où il s'entraîne en vue des Jeux. Nous faisons partie du Canada et j'en suis également fier. Tu fais ce qu'il faut pour te surpasser. C'est vraiment personnel. Vous devez le faire pour vous-mêmes. Au Canada, nous avons une variété de cultures et nous devrions être fiers de notre culture. J'en suis très fier. Mais porter le drapeau canadien sera vraiment l'un des plus beaux souvenirs de ma carrière.»

Gill, qui a remporté une médaille de bronze aux Jeux olympiques de 1992 et une d'argent en 2000, a été retenu parmi les 11 candidats à cet honneur.

Il en sera à ses quatrièmes Jeux olympiques.