«Métro» revient à deux éditions papier par semaine

Jusqu’à nouvel ordre, «Métro» sera publié les mercredis et les vendredis, cette dernière journée permettant au journal de publier une édition plus axée sur la culture et les sorties, et qui pourra être d’actualité pendant trois jours.
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir Jusqu’à nouvel ordre, «Métro» sera publié les mercredis et les vendredis, cette dernière journée permettant au journal de publier une édition plus axée sur la culture et les sorties, et qui pourra être d’actualité pendant trois jours.

Après avoir cessé pendant trois semaines la distribution de sa version papier en raison de revenus publicitaires insuffisants causés par la baisse d’achalandage dans les transports en commun, le quotidien Métro ne reprendra du service imprimé que deux jours par semaine, le mercredi et le vendredi.

Le vice-président et directeur général chez Métro Média, Andrew Mulé, a confirmé la décision au Devoir. Il avait annoncé au début du mois qu’il avait décidé de ne pas imprimer le quotidien gratuit du 10 au 31 août. La publication comptait cinq éditions, du lundi au vendredi, avant la pandémie.

« On suit beaucoup les revenus. Et les revenus nous disent qu’on ne peut sortir que deux jours pour le moment », explique M. Mulé, inquiet mais tout de même optimiste face à ce retour, même partiel. Il dit suivre « un peu le taux d’achalandage dans le réseau » du métro de Montréal, qui selon lui ne dépasserait pas les 30 % à 40 % des chiffres habituels.

S’il assure avoir protégé les emplois de sa salle de rédaction en plus de miser beaucoup sur le virage numérique, M. Mulé précise que le modèle d’affaires de l’édition papier du Métro est basé sur « de la distribution de masse, donc si je n’ai pas la masse critique nécessaire, je ne dessers pas bien les annonceurs », au cœur des revenus du quotidien.

Jusqu’à nouvel ordre, Métro sera donc publié les mercredis et les vendredis, cette dernière journée permettant au journal de publier une édition plus axée sur la culture et les sorties, et qui pourra être d’actualité pendant trois jours, croit M. Mulé.

« On regarde toutes les semaines notre rendez-vous physique. Et si on peut être imprimé trois jours, on va l’être. Si on peut être là cinq jours, on va l’être. Mais on suit ça de proche, et là on a une confirmation qu’on a un budget pour deux jours pour plusieurs semaines. »

Peu de travailleurs montréalais ont repris le chemin du bureau — et donc celui du métro —, précise-t-il, soulignant que plusieurs secteurs évoquaient un retour des employés dans les locaux en janvier. « Janvier, c’est comme dans 10 ans dans ma tête ! »

Plus tôt cet été, Métro avait déjà décidé de s’éloigner dans sa version papier d’une couverture très proche de l’actualité. Les deux éditions qui reprennent pour l’instant continueront donc d’offrir une couverture plus « intemporelle » des enjeux.

« J’investis tous nos pouvoirs dans un effort numérique, j’y crois », insiste M. Mulé, qui compte sur une complémentarité entre sa vingtaine d’hebdomadaires et son quotidien.

L’autre quotidien gratuit offert dans le métro de Montréal, le 24 heures, propriété de Québecor, est toujours distribué dans les stations. Questionné sur l’évolution du tirage du 24 heures, Québecor n’avait toujours pas répondu au moment où ces lignes étaient écrites.

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