Au «Devoir», on ne lâche pas!

MOT DU DIRECTEUR – En cette période de crise, le directeur M. Brian Myles a tenu à s'adresser directement aux lecteurs et aux abonnés du Devoir.

Depuis le début de la crise engendrée par la COVID-19, le personnel du Devoir, appuyé par le conseil d’administration, n’a qu’une idée en tête : tout mettre en œuvre afin que les contrecoups économiques ne paraissent pas aux yeux des lecteurs et lectrices, tant en ce qui concerne la qualité qu’en ce qui concerne la diversité des contenus.

À en juger par les messages d’appui et la croissance importante des abonnements numériques, nous sommes à même de constater que vous répondez à notre appel à la solidarité. Nos plateformes numériques sont plus consultées que jamais dans notre histoire, avec un total de 7,7 millions de visites en mars. Nous avons accueilli, au cours des quatre dernières semaines, de nombreux nouveaux abonnés à qui nous souhaitons la bienvenue dans la communauté du Devoir.

Notre modèle d’affaires fondé sur l’abonnement nous a prémunis jusqu’ici contre la nécessité de faire des coupes dans les effectifs et dans les conditions salariales des employés. Toutefois, nous n’échappons pas aux difficultés ni à la chute brutale de la publicité, laquelle compte pour le tiers de nos revenus, ce pour quoi nous naviguons avec prudence sur une mer déchaînée.

Dans l’esprit de gestion responsable qui nous anime, nous avons procédé à un resserrement prudent de nos activités. Nous avons notamment réduit la couverture dans le secteur culturel et éliminé des pages en conséquence. Certains collaborateurs et chroniqueurs invités ont été remerciés, à regret. Nous espérons que cette situation ne sera que temporaire. Des jours meilleurs nous attendent collectivement. Lorsque les arts de la scène brilleront à nouveau de leurs mille feux, nous serons aux premières loges pour couvrir ce secteur d’activités et tant d’autres qui sont présentement en état d’hibernation par la force du coronavirus.

S’informer est une chose. Bien s’informer en est une autre. Au Devoir, nous avons la conviction que la rigueur et l’honnêteté intellectuelle de notre équipe de journalistes constituent nos plus grandes forces. En dépit des aléas du télétravail et des difficultés de recréer le bouillonnement d’idées et d’interaction qui sont le propre d’une salle de rédaction, nous arrivons à vous livrer l’ensemble de nos éditions imprimées et numériques.

Nos journalistes ont le crayon entre les dents, et tout le personnel soutient les efforts de production du Devoir. Tant et aussi longtemps que vous répondrez présent, nous serons au rendez-vous.

Les lecteurs et lectrices ont toujours joué un rôle essentiel à la poursuite de la mission du Devoir. Votre soutien est plus important que jamais. Il y aura un temps pour la reprise de nos activités philanthropiques. Pour le moment, il y a des causes plus importantes que la nôtre. Des organismes à but non lucratif qui sauvent des vies et remplissent des ventres creux ont aussi besoin de votre générosité.

Le plus grand geste que vous puissiez poser pour Le Devoir, c’est de le lire et de le soutenir. Maintenir votre abonnement, offrir Le Devoir en cadeau à un proche, ajouter un don supplémentaire à votre abonnement, laisser un pourboire à votre camelot… Ces petites choses additionnées font du Devoir un média fier et fort de ses abonnés.