Quotidiens de GCM: le plan de relance approuvé

Les employés du Groupe Capitales Médias investissent 5% de leur salaire dans le projet de rachat.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Les employés du Groupe Capitales Médias investissent 5% de leur salaire dans le projet de rachat.

Le plan de relance de la coopérative ayant repris les six quotidiens régionaux du Groupe Capitales Médias (GCM), qui s’était placé à l’abri de ses créanciers en août dernier, a obtenu le feu vert, mercredi.

La nouvelle entité, qui porte le nom de Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i), s’est entendue avec ses sept bailleurs de fonds, parmi lesquels figurent Investissement Québec (IQ), le Fonds de solidarité FTQ, Fondaction ainsi que le Mouvement Desjardins.

«L’organisation a conclu aujourd’hui les ententes de financement avec ses sept partenaires, qui s'unissent pour appuyer la transformation du seul groupe de presse coopératif au Québec [...] L’ancien Groupe Capitales Médias (GCM) émerge de ses procédures de restructuration entamées au mois d'août dernier, alors que GCM s'était placé à l'abri de ses créanciers», peut-on lire dans le communiqué.

Au total, le montage financier est de 21 millions, dont 12,3 millions octroyés sous forme de prêts, essentiellement pour accélérer le virage numérique de la coopérative, a souligné CN2i. Une somme de 3 millions a été récoltée par les six coopératives de solidarité dans leurs communautés respectives. De leur côté, les employés investissent 5 % de leur salaire dans le projet de rachat. Les nouveaux crédits d’impôt provincial et fédéral pour la presse écrite viennent compléter le montage financier, selon la coopérative.

 
21 millions
C’est le montant total du montage financier adopté mercredi.

Au moment de se placer à l’abri de ses créanciers, GCM comptait quelque 350 employés permanents et était propriétaire des quotidiens régionaux Le Soleil, La Tribune, La Voix de l’Est, Le Droit, Le Nouvelliste et Le Quotidien. IQ avait renoncé à sa créance de 15 millions dans le cadre du processus de relance.

En vertu du plan de relance approuvé par le tribunal, quelque 900 retraités ont dû faire une croix sur 25 % à 30 % de leurs rentes en plus de renoncer, par des quittances, à d’éventuels recours contre différents syndicats et les comités de retraite. Le déficit de solvabilité du régime de retraite était estimé à 65 millions . La Cour d’appel du Québec avait refusé d’entendre les retraités, qui s’opposaient à l’homologation du plan de relance.

Gesca, une filiale de Power Corporation du Canada, avait vendu en 2015 les six quotidiens à l’avocat et ancien ministre fédéral Martin Cauchon, qui a quitté l’entreprise lorsqu’elle s’est placée à l’abri de ses créanciers.

Avec Le Devoir