Près de 15 postes seront retranchés à la rédaction de La Presse

Photo: Guillaume Levasseur Archives Le Devoir

La direction du quotidien La Presse a annoncé mardi à ses employés que près de « 15 postes » seront retranchés à la rédaction. Un programme de départs volontaires sera mis en place ; des coupes devraient possiblement être effectuées si ce nombre de départs n’est pas atteint.

« La salle de rédaction représente plus de 40 % des dépenses de l’entreprise. Nous sommes donc tenus, une fois de plus, de réduire le nombre de nos employés », est-il écrit dans une lettre envoyée aux employés de La Presse, par le vice-président de l’information, Éric Trottier, dont Le Devoir a obtenu copie. Il ajoute que la situation reste « difficile, mais que nous sommes en train de nous en sortir ».

« Nous sommes partis, au moment de notre transformation en OSBL en 2018, d’un déficit d’opération qui était littéralement colossal. Nous l’avons réduit de moitié en 2019. Et nous envisageons, pour 2020, un tout petit déficit — des miettes à côté de ce que nous avons connu en 2018. Nous commençons à penser que nous atteindrons un équilibre financier dès le début 2021 », est-il expliqué. La lettre demande aux employés de « faire un nouvel effort » pour « parvenir à l’équilibre tant recherché ». « J’espère de tout coeur que ce sera le dernier », ajoute M. Trottier.

Ceux qui choisiront de partir volontairement ont jusqu’au 3 décembre pour faire part de leur décision. Ils pourront bénéficier d’une indemnité variant entre 6 et 12 mois de salaire, selon l’ancienneté. Les employés démissionnaires devront avoir quitté La Presse au plus tard le 31 décembre.

« Il ne s’agit pas d’abolitions massives, mais d’un exercice budgétaire régulier, durant lequel nous nous sommes penchés sur nos niveaux de dépenses actuels », a déclaré la directrice principale des communications de La Presse, Florence Turpault-Desroches. « Quelques postes ailleurs dans l’entreprise » sont également touchés, a-t-elle ajouté, précisant que les compressions ont pour objectif de « contrôler nos coûts de façon responsable ».