En cinq chiffres: le Canada satisfait de ses médias

On constate que les anglophones de gauche se montrent plus satisfaits du travail des médias que ceux de droite.
Photo: Getty Images On constate que les anglophones de gauche se montrent plus satisfaits du travail des médias que ceux de droite.

La satisfaction des Canadiens envers la capacité des médias d’informations du pays de les tenir à jour de « ce qui se passe » atteint cette année 70 %, selon une enquête tirée du volet canadien du Digital News Report.

L’enquête note qu’en creusant dans les statistiques, on constate que les anglophones de gauche se montrent plus satisfaits du travail des médias que ceux de droite. Du côté des francophones, ce sont plutôt les répondants de droite qui sont les plus satisfaits.

L’étude locale, menée en janvier et février sous la responsabilité du Centre d’études sur les médias (CEM), a sondé par questionnaire 2055 participants, dont 1001 francophones.

60%

des répondants du Canada estiment que les médias d’information les aident « à comprendre les actualités du jour », une proportion qui se compare avantageusement aux répondants des autres pays. Ils sont notamment plus susceptibles d’affirmer que les médias les aident à comprendre les nouvelles (+9 points de pourcentage) et qu’ils les tiennent à jour sur ce qui se passe (+8 pp).

36%

des répondants estiment que les médias portent un regard souvent trop négatif sur les événements.

49%

estiment que les médias d’information surveillent et scrutent les agissements des personnalités et des entreprises puissantes.

52%

estiment qu’ils « peu[vent] faire confiance à la plupart des informations, la plupart du temps ». Cette proportion est plus élevée au Canada que dans la plupart des pays de l’enquête.

-23 PP

Les jeunes de 18 à 34 ans sont beaucoup moins satisfaits du travail des médias quant à leur rôle de surveillance que les 35 ans et plus (39 % contre 62 %). Des écarts sont aussi notés entre ces deux groupes sur les critères de l’aide à la compréhension de l’actualité (-16 pp) et de l’instantanéité (- 13 pp).