Pour acheter le groupe Capitales Médias, il faudra montrer patte blanche

En août dernier, l’entreprise avait obtenu une aide d’urgence de 5 millions de dollars de la part du gouvernement Legault en se protégeant de ses créanciers.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne En août dernier, l’entreprise avait obtenu une aide d’urgence de 5 millions de dollars de la part du gouvernement Legault en se protégeant de ses créanciers.

Les acheteurs intéressés par Groupe Capitales Médias (GCM) devront préciser leurs intentions en mentionnant s’ils déposent une offre visant à acquérir une partie ou l’ensemble de ce groupe de presse à l’abri de ses créanciers depuis la fin août.

Chaque offre devra notamment faire mention du nombre d’emplois qui seront « vraisemblablement maintenus » ainsi que du traitement qui sera envisagé pour les accréditations syndicales, selon les modalités du processus de sollicitation et d’investissement, qui a officiellement débuté lundi.

Ces détails figurent dans le document préparé par le syndic PricewaterhouseCoopers récemment publié en ligne et dans lequel on brosse un portrait de chacun des six quotidiens régionaux de GCM.

Un acheteur potentiel qui dépose une proposition devra également s’engager à remettre au séquestre un dépôt « d’un montant équivalent à 10 % » du prix offert dans les deux jours ouvrables suivant la réception de son offre.

En août dernier, l’entreprise avait obtenu une aide d’urgence de 5 millions de dollars de la part du gouvernement Legault en se protégeant de ses créanciers. Au terme des sept premiers mois de l’exercice en cours, les pertes de GCM sont estimées à environ 6 millions de dollars.

Le groupe de presse est également confronté à un lourd déficit actuariel du régime de retraite des employés, qui atteint pas moins de 65 millions de dollars, d’après l’évaluation effectuée à la fin de la dernière année.

Comme il a déjà été rapporté, le syndic devrait présenter au plus tard le 6 novembre prochain à la Cour supérieure du Québec l’offre jugée la plus avantageuse. De leur côté, les intéressés ont jusqu’au 17 octobre pour signaler leur intérêt et devront soumettre une offre avant le 25 octobre.

Jeudi dernier, lors de la période de questions à l’Assemblée nationale, la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, avait laissé entendre qu’il y aurait « au moins une vingtaine d’acheteurs potentiels intéressés ».