Unifor réclame une aide d’urgence pour les journaux de Capitales Médias

<p>Toute aide financière devra être annoncée bientôt, dans les prochains jours, a pressé le dirigeant syndical d'Unifor.</p>
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Toute aide financière devra être annoncée bientôt, dans les prochains jours, a pressé le dirigeant syndical d'Unifor.

C’est au tour du syndicat Unifor de réclamer une aide financière « ciblée et urgente » du gouvernement Legault pour sauver les emplois dans les quotidiens du Groupe Capitales Médias et l’information en région. Et cette aide devrait être annoncée d’ici dix jours, soit avant la commission parlementaire sur l’avenir des médias, selon Unifor.

Le syndicat Unifor, affilié à la FTQ, représente une centaine de travailleurs menacés par la situation financière difficile du groupe médiatique, dans les journaux quotidiens La Tribune, à Sherbrooke, et Le Quotidien, à Saguenay.

« L’heure est grave en ce qui concerne l’avenir des six quotidiens régionaux du Groupe Capitales Médias », a affirmé en entrevue vendredi le directeur québécois d’Unifor, Renaud Gagné.

Toute aide financière devra être annoncée bientôt, dans les prochains jours, a pressé le dirigeant syndical.

« L’inquiétude, c’est que si jamais il y a une fermeture parce que ça fait faillite, repartir des salles de presse et tout, c’est quasiment impensable. Et pour nous, c’est de l’information essentielle dans les régions. Ces six journaux-là sont dans plusieurs régions du Québec. Et c’est important en matière d’emplois et pour l’économie régionale », a plaidé M. Gagné.

Quant à la possibilité que Québecor se porte acquéreur de tout le groupe médiatique ou en partie, M. Gagné souligne que « plutôt que de faire faillite et de fermer, Québecor pourrait être une solution ».

« Mais on a toujours un peu des inquiétudes sur la concentration [de la presse]. Et naturellement, nos gens nous diraient : “Il y a eu des conflits assez difficiles avec Québecor” [au Journal de Québec et au Journal de Montréal]. Mais c’est certain que si c’était la seule solution, bien écoutez, on ferait affaire avec Québecor. L’important, c’est que ces journaux-là continuent à vivre, les emplois, l’information et l’économie qui s’active », a commenté M. Gagné.

Vers une solution permanente

Plus tôt cette semaine, la Fédération nationale des communications de la CSN, qui représente aussi des journalistes touchés dans ces quotidiens, s’était aussi inquiétée pour les mêmes motifs. Elle avait rappelé que les syndicats de l’information déplorent la situation des médias depuis plusieurs années.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, par la voie de son président Stéphane Giroux, a aussi plaidé dans Le Devoir pour « une aide d’urgence au moins, en attendant que des solutions permanentes puissent être mises en place ». Il avait notamment dénoncé la fuite des revenus publicitaires vers Google et Facebook. La Fédération québécoise des municipalités a également lancé un cri du coeur pour l’information en région.

Groupe Capitales Médias regroupe Le Soleil à Québec, Le Quotidien à Saguenay, La Tribune à Sherbrooke, La Voix de l’Est de Granby, Le Droit de Gatineau et Le Nouvelliste à Trois-Rivières.

L’important, c’est que ces journaux-là continuent à vivre, les emplois, l’infor-mation et l’économie qui s’active.