Médias: les employés du journal «Métro» en voie de se syndiquer

Les employés du quotidien «Métro» conserveront leurs conditions actuelles en attendant l’autorisation de leur requête d’accréditation.
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir Les employés du quotidien «Métro» conserveront leurs conditions actuelles en attendant l’autorisation de leur requête d’accréditation.

Partageant désormais les mêmes bureaux que des syndiqués d’une trentaine d’hebdomadaires montréalais, les employés de la salle de rédaction du journal Métro ont engagé des procédures pour se syndiquer à leur tour.

« Les employés des hebdomadaires de Transcontinental qui ont été repris par Métro Média [en avril 2018] étaient déjà syndiqués, tandis que ceux du journal Métro ne l’étaient pas. Avec le déménagement des employés sous un seul et même toit, les employés syndiqués ont voulu adapter leur unité syndicale à la nouvelle entreprise », explique Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN). Pour faire des économies, l’entreprise a centralisé cet hiver ses activités dans un local du boulevard Marcel-Laurin, à l’angle des autoroutes 15 et 40.

Une requête en accréditation a été déposée le 22 mai dernier devant le Tribunal administratif du travail (TAT) par la Confédération des syndicats nationaux du Québec (CSN). Si celle-ci est autorisée, l’unité se renommera Syndicat montréalais de l’information et couvrira au total une quarantaine d’employés. Ce seraient donc une quinzaine d’employés du quotidien montréalais gratuit qui se retrouveraient nouvellement syndiqués, soit tous les journalistes, les secrétaires, les rédacteurs en chef et les employés surnuméraires.

Andrew Mulé, le vice-président de la maison mère Métro Média, a indiqué qu’il s’attendait au dépôt de cette demande qu’il qualifie de « formalité ».

« Nous étions conscients qu’avec le déménagement, l’unité syndicale allait devoir inclure les employés qui exercent les mêmes fonctions que celles de leurs membres », a-t-il indiqué. M. Mulé souligne par ailleurs avoir une « très bonne relation » avec le syndicat. Auparavant, les employés ne se côtoyaient pas au quotidien, puisque les bureaux du quotidien Métro se situaient en plein cœur du centre-ville de Montréal. Les hebdomadaires avaient quant à eux deux locaux dans la métropole.

Pour ce qui est des conditions de travail, M. Mulé n’a pas souhaité s’avancer. « C’est très prématuré, on est à des mois de discuter de ces détails-là », a-t-il dit.

Actuellement, la convention collective des employés syndiqués des hebdomadaires de Métro Média est échue depuis septembre 2018. Son application demeure en vigueur jusqu’à son renouvellement. Quant aux employés du quotidien Métro, ils conserveront leurs conditions actuelles en attendant l’autorisation de leur requête.

La centralisation de Métro Média, combinée à des lacunes dans la gestion, avait provoqué des démissions en bloc d’employés de Métro en mars dernier.

Le quotidien gratuit avait vu cinq employés de la rédaction et une responsable des ventes remettre leur démission en quelques jours.