Abolition de postes à Radio-Canada

Dans la foulée de la restructuration qui se poursuit au sein du média d’État, dix-huit postes sont supprimés alors que six sont créés.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Dans la foulée de la restructuration qui se poursuit au sein du média d’État, dix-huit postes sont supprimés alors que six sont créés.

La restructuration se poursuit à Radio-Canada alors que le diffuseur public a confirmé l’abolition de dix-huit nouveaux postes, dont deux vacants, au département du design et de la production. Six postes seront toutefois créés, a précisé la direction.

Selon un communiqué du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC), Johanne Hémond, présidente de l’organisation syndicale, explique qu’« il ne restera plus que 14 personnes du côté scénique et de la scénographie, là où il y en avait 150 par le passé ». Parmi les postes supprimés, on compte des machinistes, une habilleuse, un designer prothésiste et deux ensembliers.

« Toute cette restructuration qui se poursuit, morceau par morceau, nous inquiète au plus haut point, ajoute Mme Hémond. L’installation dans la nouvelle maison de la SRC ne peut pas être le prétexte pour laisser de côté les artisans de Radio-Canada, qui ont contribué à produire des émissions de qualité depuis des décennies. »

Les abolitions de postes « résultent d’une baisse de la demande en matière de services scéniques », souligne le directeur des communications de Radio-Canada, Marc Pichette, en évoquant entre autres le retrait des émissions Marina et Entrée principale.

« Pour rendre les activités efficientes dans ce service-là, on a procédé à cette annonce-là, on a revu sa structure et ses façons de faire », précise M. Pichette.

Selon le SCRC, ces compressions s’ajoutent à plusieurs autres annonces du genre et 59 postes ont été supprimés depuis décembre 2018.

« Il n’y aura pas d’autres annonces de ce type-là », précise M. Pichette, qui refuse de parler de vague de licenciements. « Depuis plusieurs mois, pour qu’on puisse présenter un budget équilibré en 2019-2020, il y a plusieurs secteurs qui ont pris des mesures pour se dégager une marge de manoeuvre. Et ça va nous permettre de préserver nos investissements dans le contenu original et dans le numérique. »

De son côté, Johanne Hémond s’inquiète de voir « qu’il n’y aura bientôt plus que les émissions d’information qui seront produites entièrement à la SRC. »