Radio-Canada ferme son bureau de Beyrouth

<p>Radio-Canada veut pouvoir envoyer un journaliste sur le terrain pour des séjours ponctuels.</p>
Photo: David Afriat Archives Le Devoir

Radio-Canada veut pouvoir envoyer un journaliste sur le terrain pour des séjours ponctuels.

Radio-Canada a décidé de fermer son bureau de Beyrouth afin d’en rediriger le budget dans une couverture internationale que le diffuseur public veut « plus souple, plus agile ».

La journaliste Marie-Ève Bédard, qui couvrait la région du Moyen-Orient depuis la fin de 2013, terminera son mandat à la fin du mois de juin, selon un communiqué interne de Radio-Canada.

Mme Bédard était entrée en poste peu de temps après les événements du Printemps arabe. Le bureau de Beyrouth, au Liban, était précédemment situé à Tel-Aviv, en Israël.

La couverture de la région ne se fera donc plus par une seule personne, mais sera confiée à des envoyés spéciaux ou par l’envoi temporaires d’un des correspondants actuels de Radio-Canada.

La directrice générale de l’information, Luce Julien, a aussi annoncé aux employés de Radio-Canada que Jean-François Bélanger terminera au même moment son mandat de cinq ans à Paris. Il aura entre autres couvert les attentats du Bataclan, les élections en Catalogne et le dossier des gilets jaunes.

Le journaliste Christian Latreille quittera pour sa part Washington, où il était correspondant depuis 2014. Il aura notamment couvert la présidence houleuse de Donald Trump.

Radio-Canada garde à leur affectation les journalistes Yanik Dumont Baron (Paris), Raphaël Bouvier-Auclair (Washington), Tamara Alteresco (Moscou) et Anyck Béraud (Pékin).

« Tout en assurant dans la continuité la couverture des principaux points chauds de la planète avec nos correspondants à l’étranger, nous souhaitons développer une offre de déploiement à l’international plus souple, plus agile, plus numérique, aux formats et destinations plus variés, a expliqué Mme Julien dans la note interne. Le tout dans le but de proposer des incursions et un regard à multiples facettes dans des régions de la planète que nous fréquentons moins. »

Radio-Canada veut ainsi pouvoir envoyer un journaliste sur le terrain pour des séjours ponctuels, « pouvant varier de quelques jours à quelques semaines », de préciser Luce Julien. Le budget qui était alloué au bureau de Beyrouth servira à financer ces séjours. « Celui-ci sera totalement consacré à l’actualité internationale », indique-t-elle.