Les journalistes syndiqués de «La Presse» ratifient l’entente de principe

La précédente convention collective était échue depuis la fin de 2015.
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir La précédente convention collective était échue depuis la fin de 2015.

Le syndicat des journalistes du quotidien La Presse a voté massivement pour l’entente de principe qui était sur la table entre la direction et le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP). Quelque 95 % des membres réunis jeudi en assemblée générale ont accepté de nouvelles conditions de travail.

Le STIP, qui compte quelque 200 membres, tenait à la Société des arts technologiques une assemblée générale très attendue à l’interne, lors de laquelle les membres ont pu prendre connaissance des détails de l’entente de principe. Pendant ce temps, les syndiqués de bureau votaient sur le même texte, mais les résultats étaient encore nébuleux de ce côté.

« On négocie en intersyndicale, alors nous ne ferons pas de commentaires sur l’entente et ce qu’il y a dedans avant d’avoir les résultats du syndicat de bureau », a précisé au Devoir la présidente du STIP, Laura-Julie Perreault.

On sait toutefois que la sécurité d’emploi, les enjeux salariaux et les clauses du régime de retraite étaient parmi les sujets chauds de la négociation.

La direction de La Presse n’était pas disponible pour commenter le résultat du vote.

L’accord de principe entre la direction et le STIP et le syndicat des employés de bureau avait été conclu le 20 décembre, mais les clauses n’avaient pas été présentées aux syndiqués avant l’assemblée générale de jeudi, la période des Fêtes ayant entre autres forcé ce délai.

La précédente convention collective était échue depuis la fin de 2015.

Appel aux dons

En parallèle de cette nouvelle convention, le journal gratuit disponible sur format tablette a aussi lancé samedi une campagne de contribution volontaire, une stratégie qui était dans les cartons du président de l’entreprise Pierre-Elliott Levasseur depuis cet été, alors que La Presse avait annoncé son transfert en OBNL.

À ce moment, M. Levasseur avait précisé que la refonte ouvrait la porte à l’appui de donateurs — des entreprises ou des particuliers —, donnant l’exemple du journal américain Philadelphia Inquirer et du britannique The Guardian.

« Un chiffre de 3 millions [en dons] ici, ça ne serait pas un chiffre irréaliste », disait alors M. Levasseur, soulignant que « beaucoup de gens dans la société reconnaissent l’importance et la contribution importante de La Presse au débat social » et qu’il espère qu’ils seront « prêts à donner pour soutenir un journalisme de qualité ».

Dans sa missive de samedi, Pierre-Elliott Levasseur a expliqué que l’argent recueilli auprès des gouvernements et du public « ainsi que tous les bénéfices générés par les activités commerciales seront entièrement réinvestis dans les activités de l’entreprise, avec pour objectif ultime de produire une information rigoureuse, diversifiée et basée sur les faits ».

 
 

Une version précédente de cet article, qui indiquait que La Presse avait lancé sa campagne de contribution volontaire lundi, a été corrigée.