Le tirage du Devoir grimpe

Pour la sixième année consécutive, les ventes de l'édition de fin de semaine du Devoir sont en hausse pour la période qui s'étend du 30 septembre au 31 mars, comparativement à la même période de l'année précédente. L'augmentation atteint 3 %, comme l'an dernier. En six ans, les ventes du Devoir de fin de semaine sont ainsi passées de 36 622 à 42 817 exemplaires en moyenne. Pour l'édition de semaine, la hausse fut de 1 %, à 26 229 exemplaires, là aussi la même que pour l'an dernier.

Ces données rendues publiques par la firme spécialisée Audit Bureau of Circulation (ABC) sont d'autant plus encourageantes que la totalité des hausses observées portait sur les ventes à prix réguliers, en kiosque ou par abonnement, et non sous forme de ventes à rabais pour fins de promotion. En soustrayant les ventes de type promotionnel, peu nombreuses au Devoir, le tirage à prix réguliers a même crû de 6,5 % le samedi et de 3,8 % en semaine.

Voilà qui démontre l'intérêt croissant des lecteurs pour leur journal, dont le contenu s'est enrichi au fil des dernières années.

Chaque exemplaire du Devoir étant lu par plus d'une personne, l'étude annuelle de Statmédia effectuée dans tout le Québec par la firme Jolicoeur nous apprend que l'édition du Devoir de fin de semaine est lue par plus de 172 000 Québécois et celle de la semaine, par 106 000 personnes en moyenne.

Parmi les autres quotidiens québécois, Le Journal de Montréal arrive en tête avec un tirage en semaine de 272 758 exemplaires vendus (+1,6 %) et le samedi de 326 673 exemplaires, nombre identique à l'an dernier pour la même période.

Quant à La Presse, qui a consacré énormément de ressources financières au lancement d'une «nouvelle Presse» plus colorée depuis octobre dernier, elle a accru son tirage de 7,2 % en semaine et de 2,6 % le samedi, en totalité grâce à la vente à prix réduit (moins de 50 % du prix régulier) de quelque 25 000 exemplaires quotidiennement dans le cadre d'une vaste et coûteuse opération promotionnelle. Pendant ce temps, les ventes à prix réguliers, en kiosque ou par abonnement, subissaient une chute de 2 % la semaine, à 176 797 exemplaires, par rapport à 180 383 exemplaires l'an dernier, et de 4 % le samedi, à 258 650 exemplaires par rapport à 269 493 l'an dernier. La Presse ne divulguant pas ses états financiers, il est impossible de connaître les conséquences de tels résultats sur les finances de la compagnie, propriété de Gesca, une filiale de Power Corporation.

Du côté de la Gazette, le tirage a enregistré une chute de 1,8 % en semaine et de 3,7 % le samedi, surtout à cause de la diminution du nombre d'exemplaires offerts en promotion.

Même fragile, l'amélioration du tirage de l'ensemble des quotidiens publiés à Montréal peut être interprétée comme le signe d'un intérêt accru des lecteurs pour les journaux à contenu, ce qui vient faire mentir les prophètes de malheur qui prédisaient leur perte avec l'entrée en scène des quotidiens gratuits du métro et des dizaines de sites Internet consacrés à l'information.

Ailleurs au Québec, on observe cependant une stagnation relative, parfois même une baisse des ventes des quotidiens. Au Journal de Québec, le tirage du samedi a chuté de 0,5 % alors que celui sur semaine a augmenté dans la même proportion. Au Soleil, le tirage au 31 mars dernier avait chuté pour la seconde année consécutive (de 2 % en semaine et de 0,1 % le samedi).