Feu vert à la nouvelle convention collective à Radio-Canada

La tour de Radio-Canada, boulevard René-Lévesque
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir La tour de Radio-Canada, boulevard René-Lévesque

Les membres du Syndicat des communications de Radio-Canada (SCRC) ont accepté à 81 % l’entente de principe à laquelle les représentants syndicaux et la direction du diffuseur public étaient arrivés plus tôt cette semaine.

« En plus d’obtenir l’affichage de 176 postes permanents, nous avons réussi à encadrer la sous-traitance dans certains secteurs, déclarait dans un communiqué de presse la présidente du SCRC, Johanne Hémond. Nous avons également convenu d’une limite budgétaire pour les contractuels dont la masse salariale ne peut dépasser 20 % de celle des permanents. »

La direction de Radio-Canada « se réjouit » du résultat, indique-t-elle dans un communiqué. La ratification de la convention collective sera officialisée prochainement, et le document servira de contrat de travail pour les trois prochaines années, soit jusqu’en 2021.

La nouvelle convention collective établit une limite de sept jours consécutifs de travail pour les membres du syndicat. Ils obtiennent aussi une augmentation salariale de 1,5 % par année — une clause qui faisait déjà partie des précédentes ébauches d’entente.

Le communiqué du SCRC indique que les différents comités de négociations sont « au repos après le blitz » et qu’ils n’accorderont pas d’entrevue pour l’instant.

L’issue du scrutin a été rendue publique dimanche en fin d’après-midi. Les syndiqués s’étaient réunis samedi et dimanche, à Montréal. 1339 membres ont exercé leur droit de vote au cours de la fin de semaine. L’accord met un terme à deux ans et demi de « négociation intense », spécifie le communiqué du syndicat.

Essai-erreur

Mercredi soir, le SCRC et la direction de Radio-Canada s’étaient mis d’accord sur une entente de principe au terme d’une période de négociations de plus de deux semaines. La menace d’une grève lors de la dernière semaine de la campagne électorale québécoise pesait sur le télédiffuseur.

En juin dernier, les membres du SCRC avaient rejeté à 78 % la proposition de règlement de la direction. Le dossier de la sous-traitance était alors au coeur de la mésentente. Le comité de négociation, le bureau syndical et le conseil syndical avaient tous trois recommandé à leurs membres de rejeter l’offre patronale. Après ce vote, le syndicat avait déposé un avis de différend au ministère du Travail pour obtenir l’aide d’un conciliateur.

Plus tôt, en avril, les syndiqués avaient rejeté une autre proposition du diffuseur public parce qu’ils considéraient comme insatisfaisantes les conditions offertes aux employés temporaires.

Le SCRC regroupe environ 3000 employés du diffuseur public au Québec et à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Cette convention collective est la première obtenue depuis la fusion de trois importants syndicats de Radio-Canada en une seule et même entité.