Mouvements à «La Presse»

<p>Ces changements se produisent alors que «La Presse<i>»</i> a annoncé en mai qu’elle deviendrait un organisme à but non lucratif.</p>
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir

Ces changements se produisent alors que «La Presse» a annoncé en mai qu’elle deviendrait un organisme à but non lucratif.

Le Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP) a perdu dans les derniers jours son président Charles Côté et son premier vice-président Éric-Pierre Champagne.

Alors que M. Champagne a décidé d’abdiquer ses responsabilités syndicales pour des raisons de santé, M. Côté a quant à lui expliqué dans un mot transmis au Devoir par courriel qu’il avait plus largement quitté son poste à La Presse.

Charles Côté, qui a une formation en droit et qui s’était spécialisé en environnement dans les dernières années, a accepté un poste de commissaire à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié du Canada.

« Mon départ n’a pas de lien avec des conditions de travail à La Presse ou les perspectives de l’entreprise, explique M. Côté. À mon avis, La Presse demeure le meilleur endroit ou pratiquer le journalisme au Québec. J’ai appuyé le projet de transformation qui donne à La Presse une chance de traverser la crise qui frappe tous les médias écrits au Canada. »

Dans un message interne, le STIP a quant à lui tenu à rassurer ses membres et a expliqué que « le bureau de direction a décidé d’assurer l’intérim en collégialité jusqu’à nouvel ordre ».

Charles Côté a par ailleurs estimé que « la succession au syndicat est sur les rails ».

Ces changements adviennent alors que La Presse a annoncé en mai qu’elle deviendrait un organisme à but non lucratif. Cette nouvelle mue se fera grâce à une contribution de 50 millions de la part de Power Corporation, qui par la suite ne sera plus propriétaire de La Presse.

Des négociations entre la direction et le STIP étaient déjà entamées avant l’annonce. Au point mort depuis, elles reprendront à l’automne. Le STIP ainsi que deux autres syndicats de La Presse sont sans convention depuis près de trois ans. Des moyens de pression excluant la grève ont été votés en avril.

Le changement de structure de La Presse devait recevoir l’approbation de Québec, ce qui est arrivé à la mi-juin alors que le gouvernement Couillard a fait adopter sous bâillon un projet de loi privé en ce sens.