Cinq associations de pigistes s’unissent pour de meilleures conditions de travail

<p>Les associations de pigistes soulignent aussi le fait que plusieurs employeurs «exigent d’être propriétaires du travail» produit.</p>
Photo: Dario Lo Presti Archives Getty Images

Les associations de pigistes soulignent aussi le fait que plusieurs employeurs «exigent d’être propriétaires du travail» produit.

Cinq des principales associations de pigistes du monde des médias canadiens ont décidé mercredi d’unir leurs efforts pour obtenir de meilleurs salaires et pour lutter contre les mauvais contrats qui leur sont souvent offerts.

La sous-section des pigistes de la Guilde canadienne des médias (GCM), la Professional Writers Association of Canada (PWAC), l’Association des photographes de presse du Canada (APPC), la Travel Media Association of Canada (TMAC), et le Urban Worker Project (UWP) ont dénoncé dans un communiqué les conditions difficiles des travailleurs qui ne sont pas des employés permanents.

« Des taux de salaire bas et des contrats injustes sont chose courante de nos jours », a affirmé Don Genova, président de la sous-section des pigistes de la GCM, qui note que les tarifs des pigistes sont « restés stagnants pendant des années ».

Les associations de pigistes soulignent aussi le fait que plusieurs employeurs « exigent d’être propriétaires du travail » produit, en plus de demander le droit de « s’en servir à plusieurs reprises sans rémunération additionnelle. Inutile de préciser que cela a des répercussions considérables quant aux moyens de subsistance des travailleurs », ajoute M. Genova.

Le regroupement mise, entre autres, sur l’encadrement et la formation de ses membres, en plus de demander aux employeurs « de faire preuve d’équité dans leurs libellés et dans les conditions d’emploi qu’ils offrent aux travailleurs. »

Peu de chiffres sont disponibles sur les revenus des journalistes pigistes. En 2006, la PWAC avait révélé que le revenu moyen de 858 pigistes sondés était de 24 000 $ avant impôt — un montant qui était plus élevé 10 ans auparavant, à 26 500 $.