Le «New York Times» se rapproche des 4 millions d’abonnés

Depuis la fin 2016, après la campagne présidentielle américaine, une période faste pour le titre, le <em>New York Times</em> a gagné environ un million d’abonnés.
Photo: Kena Betancur Agence France-Presse Depuis la fin 2016, après la campagne présidentielle américaine, une période faste pour le titre, le New York Times a gagné environ un million d’abonnés.

Le New York Times se rapproche des 4 millions d’abonnés après en avoir ajouté, 109 000 en net à ses seules éditions numériques au deuxième trimestre.

Fin juin, le quotidien new-yorkais comptait 2,89 millions d’abonnés uniquement numériques et 3,8 millions au total, en incluant les lecteurs qui ne reçoivent que les éditions imprimées.

Depuis la fin 2016, après la campagne présidentielle américaine, une période faste pour le titre, le New York Times a gagné environ un million d’abonnés.

Les revenus tirés des abonnements ont représenté, au deuxième trimestre, 62,8 % du chiffre d’affaires, soit près des deux tiers, contre la moitié seulement (50,5 %) il y a cinq ans.

« Nous continuons à penser qu’il existe une voie significative pour faire croître sensiblement cette base », a déclaré le p.-d.g. du groupe, Mark Thompson, cité dans le communiqué de résultats publié mercredi.

Cette progression compense, pour partie, la baisse des revenus publicitaires.

Le chiffre d’affaires relatif aux abonnements est en hausse de 4,2 % sur un an, tandis que les recettes publicitaires affichent un repli de 9,9 %.

Par rapport à la même période de 2013, il y a cinq ans, le chiffre d’affaires publicitaires s’est effondré de 42 %.

Même le chiffre d’affaires de la seule publicité en ligne, habituellement moteur de croissance, recule par rapport à la même période de 2017, de 7,5 %.

Au total, le chiffre d’affaires atteint 414 millions de dollars, en hausse de 4,2 % sur un an.

Le bénéfice net ressort lui à 23 millions de dollars, en hausse de 51 %, un bond principalement attribuable à un effet de base favorable.

En effet, le deuxième trimestre 2017 avait été marqué par des coûts liés à un plan de départs.