Les jeunes se détournent toujours plus de Facebook

95% des adolescents sondés indiquent utiliser un téléphone intelligent et 45% disent être en ligne «presque en permanence».
Photo: Leo Patrizi Getty Images 95% des adolescents sondés indiquent utiliser un téléphone intelligent et 45% disent être en ligne «presque en permanence».

Washington — Facebook vieillit et ses utilisateurs aussi : les ados américains lui préfèrent de plus en plus d’autres réseaux sociaux, plus centrés sur les photos et les vidéos, a confirmé une nouvelle étude publiée jeudi.

Selon un sondage réalisé par le Pew Research Center, think tank basé à Washington, 51 % des 13-17 ans utilisent Facebook contre 85 % pour YouTube (Google), 72 % pour Instagram (détenu par Facebook) ou encore 69 % pour Snapchat, ce qui vient confirmer une tendance déjà relevée par d’autres études.

Le profil des usagers a nettement changé depuis 2014-2015 : le Pew Research Center comptait alors 71 % d’adolescents américains sur Facebook, qui dénombre au total environ 2,2 milliards d’usagers mensuels actifs.

Autre enseignement du sondage publié jeudi, 95 % des adolescents sondés indiquent utiliser un téléphone intelligent et 45 % disent être en ligne « presque en permanence », deux chiffres en augmentation.

« Le paysage des réseaux sociaux a complètement changé parmi les ados ces trois dernières années », a commenté Monica Anderson, qui a dirigé cette étude.

« À l’époque, l’usage des réseaux sociaux par les adolescents tournait essentiellement autour de Facebook. Aujourd’hui, leurs habitudes sont moins centrées sur une seule plateforme. Et parallèlement, les ados sont plus connectés que jamais », a-t-elle poursuivi.

Quant à l’impact des réseaux sociaux dans la vie des ados, les avis sont partagés : 31 % d’entre eux le jugent globalement positif, et 24 % globalement négatif. Enfin, 45 % pensent qu’il n’est ni positif ni négatif.

Parmi les facteurs positifs : la possibilité de rester « connecté », de trouver des informations et des personnes ayant les mêmes centres d’intérêt. Quant aux points négatifs, les ados citent le harcèlement en ligne, la diffusion de fausses informations ou encore la dépendance.

Une étude du cabinet eMarketer publiée début mars observait que Snapchat attirait les plus jeunes à un rythme plus rapide qu’Instagram.

Selon eMarketer, Facebook devrait perdre 2 millions d’utilisateurs américains de moins de 24 ans cette année, une désaffection cependant contrebalancée par une hausse parmi les usagers plus âgés.