Décès de Rolande Allard-Lacerte, ancienne collaboratrice du «Devoir»

Rolande Allard-Lacerte en 2010
Photo: Courtoisie Rolande Allard-Lacerte en 2010

La journaliste et écrivaine Rolande Allard-Lacerte, qui a collaboré au Devoir pendant 35 années, est décédée le 18 mai dernier à l’âge de 88 ans. Originaire de Saint-Évariste-de-Forsyth, Mme Allard-Lacerte a fait ses débuts dans le journalisme à l’Écho de Frontenac de Lac-Mégantic avant de travailler à La Tribune de Sherbrooke de 1950 à 1958 à titre de critique musicale, d’éditorialiste et de directrice des pages féminines.

À partir de 1961, et ce, jusqu’en 1995, elle a écrit pour Le Devoir décrivant autant la politique québécoise, la société que la culture, d’un oeil ironique qui contrastait à l’époque. « Elle était avant tout humoriste, et cela transparaissait dans tous ses écrits. Elle a même été vice-présidente du Parti Rhinocéros en 1979 ! », souligne son fils Pierre Lacerte.

De 1956 à 1970, elle est scriptrice pour l’émission de radio Chez Miville diffusée à Radio-Canada. Pendant 10 ans passés en Italie, de 1970 à 1980, elle couvre des événements de l’actualité italienne pour Le Devoir et le journal Le Monde.

Elle a également publié de nombreux articles et billets dans plusieurs revues, telles que Perspectives, L’Agora, Madame au foyer, L’actualité, Châtelaine et Au masculin.

Elle a aussi écrit des livres pour la jeunesse, dont Les aventures de Kilucru, L’étoile chance, ainsi que Le Soleil des profondeurs pour lequel elle reçut le Prix littéraire de la province de Québec/prix David en 1970.

Le prix Judith-Jasmin lui a également été remis en 1984 pour son travail journalistique.

« Ma mère est demeurée lucide jusqu’à la fin. Elle s’est réjouie de la nomination de Jean-Louis Roy à titre de président et directeur général de BAnQ, et elle s’est inquiétée de l’incendie qui a affecté Le Devoir, qu’elle affectionnait particulièrement. Elle s’est par contre indignée de ne pas avoir pu obtenir l’aide à mourir qu’elle réclamait depuis deux mois », a affirmé son fils.