Radio-Canada: les artefacts iront au Musée de la civilisation

Les archives de Radio-Canada comptent encore 55 000 meubles et accessoires qui sont jugés «non patrimoniaux».
Photo: Radio-Canada Les archives de Radio-Canada comptent encore 55 000 meubles et accessoires qui sont jugés «non patrimoniaux».

Toujours dans le cadre de son déménagement dans un édifice neuf mais plus étroit en 2020, Radio-Canada continue de confier son patrimoine à des organismes extérieurs. Le diffuseur public a annoncé jeudi qu’« une collection d’objets patrimoniaux » faite de meubles et d’accessoires associés à des émissions phares de son histoire sera hébergée par le Musée de la civilisation à Québec.

Des employés de la grande tour ont parcouru les vastes sous-sols de l’édifice pour dénicher quelque 500 objets pouvant être jugés patrimoniaux. Les conservateurs du musée de la Vieille Capitale viendront « sous peu » procéder à la sélection définitive.

Parmi ces objets précieux, précise un article de Radio-Canada, on comptera le salon de la série Cormoran, la férule rouge du professeur Mandibule dans La ribouldingue et le poêle de Rose-Anna dans Le temps d’une paix.

Lors de la fermeture du Costumier de Radio-Canada en 2015, le Musée de la civilisation avait déjà acquis plusieurs pièces de vêtement dignes de mention.

La dimension de la nouvelle maison de Radio-Canada représentera 40 % de l’édifice actuel.

Les archives de Radio-Canada comptent encore dans son inventaire 55 000 meubles et accessoires qui sont jugés « non patrimoniaux ».

On y retrouve par exemple environ 34 000 accessoires et appareils divers, 12 000 nappes, draperies et linges de maison, 7000 meubles de style contemporain et 1100 perruques.

Le diffuseur a lancé jeudi un appel d’intérêt pour les offrir à un ou plusieurs organismes qui pourront les conserver.

Se qualifient pour cet appel les organismes à vocation éducative ou culturelle, les organismes à but non lucratif ayant une mission sociale et les entreprises spécialisées dans le domaine des meubles et objets d’occasion.

Par ailleurs, alors qu’un appel d’intérêt lancé en janvier 2018 pour conserver la collection complète des 113 000 partitions musicales commerciales serait sur le point de se conclure, le diffuseur compte prochainement chercher preneur pour ses disques en vinyle, ses doublons de CD, ses livres et ses périodiques.