La télé reste en tête des sources d’information

Le petit écran reste au sommet des sources d’accès au contenu journalistique, alors que 72 % des Québécois s’informent grâce à la télé.
Photo: Kevork Djansezian Archives Getty Images/AFP Le petit écran reste au sommet des sources d’accès au contenu journalistique, alors que 72 % des Québécois s’informent grâce à la télé.

Pour savoir ce qui se déroule autour d’eux, les Québécois se fiaient encore beaucoup à la télé en 2017, mais s’abreuvaient en moyenne à trois sources d’information différentes, selon un nouveau volet de l’étude NETendances du CEFRIO.

Le rapport « Internet pour s’informer et communiquer » de l’organisme de recherche montre donc que le bon vieux petit écran reste au sommet des sources d’accès au contenu journalistique, alors que 72 % des Québécois s’informent grâce à la télé. Ce taux se révèle toutefois une baisse de 7 points de pourcentage par rapport aux résultats de 2016.

Ces données proviennent d’un sondage téléphonique réalisé auprès de 1003 adultes québécois, du 25 septembre au 5 octobre 2017. La marge d’erreur maximale, selon la proportion estimée, se situe à plus ou moins 3,10 % pour la base des adultes et à plus ou moins 3,25 % pour la base des internautes, et ce, 19 fois sur 20.

Internet en hausse

Le rapport montre qu’Internet continue de prendre plus de place dans les sources journalistiques des Québécois. En 2017, 71 % de la population a puisé ses actualités sur les différentes options numériques, trois points de pourcentage de plus que l’année précédente. Le CEFRIO précise que depuis les cinq dernières années, ce taux a connu une hausse de 13 %.

Plus précisément, 48 % des répondants s’abreuvaient pour leur info à des sites Web excluant les réseaux sociaux — c’est la deuxième plus grande source d’actualités —, alors que 40 % grappillaient leurs nouvelles sur les réseaux sociaux. L’étude précise que Facebook demeure la plateforme la plus populaire dans ce créneau. Globalement, 36 % des répondants l’utilisent pour s’informer, un pourcentage qui grimpe à pas moins de 64 % chez les 18-24 ans. Par ailleurs, 33 % des Québécois s’informent avec des applications mobiles.

Les médias traditionnels, eux, perdent quelques plumes. La radio comme source d’info a reculé de 8 points, à 48 %, revenant à son niveau de 2015. Les journaux imprimés, eux, étaient l’apanage de 32 % des répondants en 2017, une baisse de 7 % par rapport aux deux dernières années.

Le CEFRIO profite du rapport NETendances pour souligner l’émergence d’une nouvelle tendance, celle des assistants personnels à la maison, du type Google Home ou Amazon Echo. Ces outils poussent « certains éditeurs de nouvelles à créer des applications audio qui ont comme fonction de résumer l’actualité et la météo aux consommateurs », dit Claire Bourget, directrice principale de la recherche marketing au CEFRIO. Cette dernière croit que même si la technologie est méconnue au Québec, « les médias d’information doivent en tenir compte, car ces appareils bouleverseront les habitudes de consultation de l’actualité », ajoutant que des études américaines anticipent qu’un foyer américain sur deux sera équipé de ces appareils d’ici quelques années.