Le reporter du «Globe» est rentré à Pékin après avoir été détenu provisoirement

Ottawa — Le journaliste Nathan VanderKlippe est de retour à Pékin après avoir été détenu provisoirement par les autorités chinoises alors qu’il était en reportage dans une région délicate du pays. Le correspondant du Globe and Mail en Chine n’en était pas à sa première expérience en détention depuis qu’il est en poste en Asie. Mais c’était la première fois qu’on lui confisquait son ordinateur portable, que les autorités chinoises ont saisi mercredi et qu’il a finalement récupéré jeudi. En entrevue à La Presse canadienne, il a expliqué que son outil de travail lui a été livré à l’aéroport de Kachgar, dans le nord-ouest du pays, alors qu’il attendait son vol pour rentrer à Pékin. On lui a expliqué qu’il avait été confisqué « pour sa sécurité » et « parce qu’il y a beaucoup de faux journalistes » qui se trouvent dans le secteur où il a été pris à partie par les autorités locales. Le reporter a été intercepté par les autorités locales, puis détenu pendant environ trois heures alors qu’il se trouvait dans la région autonome du Xinjiang. Cette région abrite une importante population de Ouïghours, une minorité musulmane réprimée par Pékin. Le gouvernement canadien a signalé jeudi être au courant de la situation. « Nous sommes préoccupés par des informations rapportant qu’un citoyen canadien était détenu en Chine, a écrit dans un courriel la porte-parole d’Affaires mondiales Canada, Brianne Maxwell. Les agents consulaires à Ottawa et à Beijing sont en train de recueillir des renseignements supplémentaires et sont prêts à offrir de l’aide consulaire », a-t-elle ajouté.