Le journaliste Laurent Laplante s’éteint

Dès 1973, et jusqu’en 2012, Laurent Laplante a publié plus d’une vingtaine d’essais, sur différents sujets de société, dont la justice, le vieillissement, le journalisme et la démocratie.
Photo: Sylvain Marier Dès 1973, et jusqu’en 2012, Laurent Laplante a publié plus d’une vingtaine d’essais, sur différents sujets de société, dont la justice, le vieillissement, le journalisme et la démocratie.

Le journaliste, homme de communication et essayiste prolifique Laurent Laplante, qui a entre autres travaillé au Devoir, s’est éteint mercredi à l’Hôtel-Dieu de Lévis, à l’âge de 83 ans.

Laplante aura écrit presque toute sa vie. Au fil de son parcours journalistique, il sera éditorialiste au Devoir — à l’époque de Claude Ryan, dont il ne partageait pas toujours les opinions —, mais aussi journaliste ou chroniqueur à L’Action, au Jour, au Droit et au Soleil.

Dès 1973, et jusqu’en 2012, il publia plus d’une vingtaine d’essais, sur différents sujets de société, dont la justice, le vieillissement, le journalisme et la démocratie. Son dernier ouvrage se penchait sur le chef conservateur Stephen Harper, qu’il qualifiait de « néo Durham ».

Né à Verdun en 1934, il a mené des études en lettres, en histoire, en philosophie et en administration. Il passera aussi du temps dans diverses universités en tant que chargé de cours avant de troquer la craie pour la machine à écrire.

En plus d’écrire des essais, Laurent Laplante avait à son actif une poignée de romans policiers, dont Vengeances croisées et Je n’entends plus que ton silence.

La plume de M. Laplante a été célébrée par quelques récompenses. Il a reçu en 1996 le prix de journalisme Olivar-Asselin, le prix Genève-Montréal en 1998 pour Pour en finir avec l’olympisme et le prix Saint-Pacôme du roman policier en 2002 (Des clés en trop, un doigt en moins).

Tout au long de sa vie, et jusqu’à son dernier souffle, celui que le chroniqueur Louis Cornellier estimait de « centre gauche capable de reconnaître la nécessité d’un certain conservatisme » aura pris la parole et pris position pour que bougent les choses. Il aura même écrit une lettre posthume — publiée sur le site Web du Devoir — demandant l’amélioration de la loi sur l’aide médicale à mourir, dont il a bénéficié ces derniers jours. « Des barbelés séparent présentement le besoin de l’aide médicale à mourir de la réponse offerte par le système », y écrit-il.

14 commentaires
  • Michel Lebel - Abonné 16 mars 2017 06 h 01

    Paix


    Ce n'est pas le temps de la polémique. Que Laurent Laplante repose en paix.

    M.L.

    • Pierre Robineault - Abonné 16 mars 2017 10 h 21

      Je vous suggère d'employer cette même formulation lorsqu'une autre personne nous quittera, quelle qu'elle soit. Sinon vous m'obligerez à croire que votre présente formulation verse en filigrane dans la polémique.

    • Michel Lebel - Abonné 16 mars 2017 11 h 50

      @ Pierre Robineault,


      Ne cherchez pas des poux! C'est inutile et ici inopportun.

      M.L.

    • Marc Therrien - Abonné 16 mars 2017 19 h 12

      Et pourquoi pas?
      Je ne pense pas qu'un peu de polémique l'empêchera de reposer en paix.
      Au contraire, selon ma lecture de son dernier écrit.
      Cet écrivain avait du souffle...d'âme.

      Marc Therrien

  • Yvon Bureau - Abonné 16 mars 2017 07 h 38

    Une si grande et si aimable Personne

    Écrire, c'est souvent mourir un peu ET c'est toujours vivre beaucoup.
    Et vous avez tellement écrit, Laurent, tellement parlé, et infiniment bien écrit et parlé.

    GRATITUDE infinie!

    Admiration sans fin, pleine de vie.

    Que vous avez fait HONNEUR à notre Humanité !

    Maintenant, vous êtes un grand Vivant du passé. Vous êtes un vivant qui continuera par vos écrits à nous nourrir et à inspirer nos vies.

    Heureux de savoir que votre fin de vie fut facilitée et mieux honorée par l'aide médicale à mourir.

    • Yvon Bureau - Abonné 16 mars 2017 09 h 49

      Et
      que vous avez fait HONNEUR au journalisme !

  • Mario Laprise - Abonné 16 mars 2017 08 h 12

    Un modèle

    Un grand québécois nous a quitté. Une tête bien faite avec un cœur à la bonne place. Une grande culture et une façon généreuse de la partager.

    M. Laplante avait cette intelligence d'analyser à fond un sujet et la magie d'en faire une synthèse qui rendait le propos claire, ce qui nous donnaient l'impression d'être intelligent.

    Il demeure un modèle pour les journalistes et les écrivains qui lui survivent.

  • Gérald Grandmont - Abonné 16 mars 2017 08 h 43

    Tristesse

    J'ai eu le privilège de côtoyer Laurent Laplante à quelques reprise par le passé.

    À chacune des fois, ce fut le même constant: une pensée juste, à la fois pleine de vigueur et de rigueur. Triste de voir de telles personnes nous quitter.

  • Jean-Yves Bourgault - Abonné 16 mars 2017 09 h 56

    Un Sage

    M.Laplante a toujours défendu avec sagesse et réflexion la démocratie ainsi que la libertée d'expression. Il a maintenu ses engagements jusqu'à son dernier combat.