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Les Canadiens veulent de l’aide aux médias, mais pas de «taxe Internet»

70% des sondés se disent «quelque peu opposés» ou «fortement opposés» à l’idée d'une «taxe Internet», qui pourrait s’élever jusqu’à 5 % sur les factures mensuelles des Canadiens.
Photo: Milenko Bokan / Getty Images 70% des sondés se disent «quelque peu opposés» ou «fortement opposés» à l’idée d'une «taxe Internet», qui pourrait s’élever jusqu’à 5 % sur les factures mensuelles des Canadiens.

Si un peu plus de la moitié des Canadiens se disent favorables à la création par le gouvernement fédéral d’une nouvelle source de revenus permettant un soutien aux médias du pays, 70 % s’opposent à ce que cette aide provienne d’une « taxe Internet », une option qu’Ottawa n’écarterait pas.

Ces statistiques proviennent d’un sondage publié lundi et commandé par OpenMedia, un organisme non partisan qui se porte à la défense d’un Web « ouvert, abordable et sans surveillance ».

Pour aider l’écosystème médiatique canadien à rester en santé malgré les défis que posent les mutations numériques, le gouvernement fédéral réfléchit depuis plusieurs mois à différentes approches. Parmi elles : une application aux entreprises étrangères de la taxe sur les produits et services (TPS) et de la taxe de vente harmonisée (TVH) ou alors une « taxe Internet » qui s’appliquerait au compte mensuel d’Internet et de téléphonie mobile — à ne pas confondre avec la « taxe Netflix », qui toucherait les abonnements des services de diffusion en ligne.

47 %
des personnes sondées sont d'accord avec l'application élargie de la TPS/TVH

Le sondage s’attarde à l’appui général des Canadiens à une aide fédérale, peu importe sa forme. Ainsi, 53 % des répondants approuvent un appui financier pour encourager le contenu canadien en musique, en télévision et autres médias, alors que 20 % s’y opposent, tandis que 21 % restent neutres sur le sujet et que 6 % « ne savent pas ».

La création d’une « taxe Internet », qui pourrait s’élever jusqu’à 5 % sur les factures mensuelles des Canadiens, elle, reçoit un appui de 14 % des répondants, 70 % des sondés étant « quelque peu opposés » ou « fortement opposés » à l’idée. L’application élargie de la TPS/TVH plaît davantage. En effet, 47 % des répondants sont d’accord avec cette proposition, alors que 29 % sont contre.

En ventilant les résultats, la recherche montre que 11 % des Québécois sondés appuient une taxe Internet et que 40 % d’entre eux seraient favorables à l’application élargie de la TPS/TVH. Ce sont les résidents de Colombie-Britannique qui appuient le plus la taxe Internet (19 %) ainsi que l’application élargie de la TPS/TVH (57 %), laissant supposer que moins de sondés dans cette province ont dit n’être « ni pour ni contre » ou « ne pas savoir ».

Le coup de sonde d’OpenMedia montre que l’appui à une taxe Internet est assez faible peu importe les allégeances politiques des répondants. Aux extrêmes : 9 % des sondés conservateurs appuieraient cette approche, un pourcentage qui s’élève à 20 % chez les néodémocrates.

Le sondage a été mené du 27 janvier au 1er février et a utilisé un échantillon en ligne de 2304 Canadiens, de différents âges et issus de l’ensemble des provinces.

5 commentaires
  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 7 février 2017 09 h 35

    Taxe sur les services on la paie.

    En plus d'augmenter les frais de scolarité ils veulent taxer internet.
    Fascinant que le plus beau pays du monde.
    On augmente le prix du panier d'épicerie,
    on augmente les frais de scolarité,
    on coupe dans l'aide sociale,
    on coupe dans les soins de santé,
    on coupe dans les centres de la petite enfance

    ben oui, c'est vrai on coupe les impôts des cies
    Alors on impose des doubles taxesàla population.

  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 7 février 2017 09 h 38

    Comme à la télévision

    On va payer pour visionner de plus en plus de publicités.
    Au début ce sera modéré les publicités et plus le temps passera plus ils auront de l'argent a faire et plus ils ajouteront de publicités, pour en avoir la nausé.

  • Raymond Labelle - Abonné 7 février 2017 13 h 42

    Le principe de la taxation à la consommation...

    ...taxer là où la fourniture est consommée.

    En ne payant pas de taxe en acquérant une fourniture pour consommation au Canada par Internet, la fourniture par Internet a un avantage concurrentiel injuste contre le fournisseur qui fournit par un autre moyen.

    Par ailleurs, voici un autre exemple de l'abus des sondages. Est-ce qu'on explique vraiment les enjeux sur cette question aux sondés? Les gens qui ont un avis ont-ils été bien documentés et avaient-ils bien réfléchi à la question quand le téléphone a sonné à l'heure du souper?

    Et puis demander aux gens, sans aucune explication sur les tenants et aboutissants de la question: "voulez-vous payer une taxe?" est assez ridicule. On devine que beaucoup répondront non. Et alors?

    Et enfin, même si une majorité ne veut pas payer une telle taxe, si cette majorité a tort, elle a tort. Il faut gouverner selon la vérité, pas les sondages.

  • Serge Lamarche - Abonné 7 février 2017 14 h 31

    étrange article

    Il semble que cet article montre que peu de gens appuient ces taxes. 19% d'appui en C.-B. n'est pas fort. En Colombie-Britannique, on a même rejeté la TVH il n'y a pas longtemps, alors. Il n'y a pas d'appui pour une taxe internet.

  • Daniel Bérubé - Inscrit 7 février 2017 16 h 46

    Une taxe devrait être accessible,

    et devrait exister, celle des achats en ligne à l'extérieur du Canada. Nous parlons ici de taxe à la consommation, donc que le produit vienne de chez le voisin ou de la Chine, si c'est classé un produit de consommation, peut importe sa provenance, il se devrait d'être taxé.