Nathalie Normandeau et Cogeco s’entendent à l’amiable


L’entreprise médiatique Cogeco et l’animatrice radio et ancienne vice-première ministre libérale Nathalie Normandeau ont annoncé vendredi avoir mis le point final à leur différend, stoppant ainsi toutes procédures judiciaires. « Dans une déclaration commune, les parties se disent satisfaites d’avoir choisi la voie du dialogue plutôt que celle de la confrontation », explique un court communiqué. Le 17 mars dernier, après avoir été arrêtée par l’UPAC, Nathalie Normandeau avait été suspendue sans solde par la radio FM93, diffusée à Québec, avant d’être licenciée. L’animatrice, qui était au micro de l’émission Normandeau-Duhaime le midi depuis fin 2014, avait par la suite poursuivi Cogeco pour une somme de 722 500 $ pour l’avoir congédiée illégalement. Elle estimait alors qu’elle aurait dû bénéficier de la présomption d’innocence, d’autant que les faits qui lui étaient reprochés n’étaient pas issus de son travail radiophonique. Les deux partis ont affirmé qu’ils n’émettront pas d’autres commentaires sur cette affaire. Normandeau est accusée de sept chefs de complot, de corruption, d’abus de confiance et de fraude. Son enquête préliminaire et celle de ses six coaccusés pourraient durer six semaines et ne commenceront pas avant 2017.