À voir à la télévision le jeudi 4 mars - L'humanité avant les profits

En Inde, 18 millions de personnes — dont cinq millions d'enfants — vivent en état de servitude. Elles travaillent dans des conditions misérables pour un salaire qui ne suffira jamais à rembourser les dettes qu'elles ont contractées envers leur employeur.

En République dominicaine, plus de 100 000 Haïtiens et leurs familles sont maintenus dans un quasi-apartheid par les compagnies sucrières qui les emploient à la cueillette de la canne à sucre. Et en Floride, les cueilleurs de tomates d'origine mexicaine doivent récolter et transporter chaque jour 1500 kg de fruits pour gagner entre 40 et 45 $US. Dans l'ensemble des États-Unis, ils sont un million à s'échiner ainsi pour une industrie agricole déclarant chaque année des profits de 35 milliards $US.

Malchance individuelle? Plutôt conséquence perverse du capitalisme sauvage, répond le réalisateur Robert Cornellier dans un document-choc, Extremis - La colère des parias.

Mais attention: les exploités relèvent peu à peu la tête. Aidées par des organisations locales, des familles indiennes quittent leur employeur. Les coupeurs haïtiens organisent une grève. Les cueilleurs floridiens réclament le boycottage de la chaîne Taco Bell, un des plus grands acheteurs de tomates aux États-Unis. Pour l'instant, les gains sont minces, voire inexistants, révèle le documentaire. Le mouvement est toutefois amorcé... Et ceux qui sont confortablement installés du bon côté de la mondialisation devront bientôt en tenir compte.

Extremis: La colère des parias

Télé-Québec, 20h