Le SPVM aurait obtenu un mandat pour placer sur écoute Patrick Lagacé

Cette semaine, le directeur du SPVM, Philippe Pichet, avait déclaré devant les médias qu’il n’avait jamais été question d’écoute électronique de Patrick Lagacé dans ce dossier.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Cette semaine, le directeur du SPVM, Philippe Pichet, avait déclaré devant les médias qu’il n’avait jamais été question d’écoute électronique de Patrick Lagacé dans ce dossier.

Contrairement à ce que soutenait cette semaine son chef Philippe Pichet, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) aurait demandé et obtenu un mandat pour placer sur écoute le chroniqueur Patrick Lagacé et le journaliste Vincent Larouche, de La Presse.

C’est ce qu’on pourrait conclure à la lecture d’une déclaration sous serment et d’une autorisation judiciaire que La Presse a obtenues.

La police ne se serait donc pas contentée d’obtenir le droit de fouiller les relevés téléphoniques et de géolocaliser les journalistes.

Leurs communications privées pouvaient être interceptées, aurait écrit le juge Marc Bisson, de la Cour du Québec, dans un mandat d’écoute signé en mai dernier et valide pour 60 jours.

La Presse ignore toutefois si le mandat a été utilisé et si les deux journalistes ont finalement été écoutés. Ils n’ont pas reçu un avis de 90 jours les prévenant qu’ils avaient été écoutés, comme le prévoit la loi.

Le mandat citerait en toutes lettres les noms des deux journalistes de La Presse dans une liste d’une quinzaine de personnes — surtout des policiers — qui peuvent faire l’objet d’écoutes.

Pourtant, cette semaine, le directeur du SPVM, Philippe Pichet, a déclaré devant les médias qu’il n’avait jamais été question d’écoute électronique de Patrick Lagacé dans ce dossier. Dans une réponse par courriel hier, le SPVM a continué de nier.

5 commentaires
  • Jean-Marc Plante - Inscrit 5 novembre 2016 12 h 34

    Menteur

    Après un mensonge pareil, même Donald Trump se croirait obligé de démissionner.

    • Sylvain Bolduc - Inscrit 5 novembre 2016 20 h 09

      Le vrai problème est de savoir QUI lui a demandé de mentir !!

    • Maryse Veilleux - Abonnée 5 novembre 2016 22 h 04

      Ho non, parce qu'il compte ne pas reconnaître l'élection d'Hilary Clinton, ne surestimez pas vos voisins du sud.

    • Jean-Yves Arès - Abonné 6 novembre 2016 11 h 39

      Le problème ici c'est de faire tomber le coup de marteau de la culpabilité du tribunal médiatique sous sa propre preuve de juge/accusateur qui se lis pourtant comme,

      «C’est ce qu’on pourrait conclure à la lecture d’une...»

      Le tribunal médiatique ne demande pas plus qu'un ''c'est ce que l'on pourrait croire'' pour faire ses rageuses déclarations de culpabilité. Et comme l'a fait Lagacé lui-même, réclamer le bucher aux coupables désignés.

      Faut croire que les méthodes de l'inquisition du moyen-âge redeviennent dans l'air du temps !


      Et c'est ces façons de faire qui seraient le complément indispensable de la démocratie ?

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 5 novembre 2016 18 h 28

    Pas vu, pas pris...

    Mon titre correspond à la même culture d'opacité que celle qui prévalait au sein de l'administration de la Société immobilière du Québec ou d'autres lieux de pouvoir de ceux qui entendent s'occuper de notre bien.