Le Journal de Mourréal entend plaider sa cause à Genève

Fort du soutien financier offert par l’humoriste Mike Ward, qui compte lui offrir les recettes d’un spectacle qu’il tiendra en octobre pour la liberté d’expression, Le Journal de Mourréal continue donc de publier.
Photo: Facebook Fort du soutien financier offert par l’humoriste Mike Ward, qui compte lui offrir les recettes d’un spectacle qu’il tiendra en octobre pour la liberté d’expression, Le Journal de Mourréal continue donc de publier.

Les artisans du site satirique Le Journal de Mourréal se défendront devant l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle à Genève, avant de faire face au Journal de Montréal devant la Cour supérieure. L’un des deux artisans du journal, Olivier Legault, l’a confirmé hier.

Selon lui, le site satirique a plus de chances de gagner devant l’Organisation de la propriété intellectuelle à Genève parce qu’il y a là davantage de jurisprudence en matière de liberté d’expression et de marques de commerce. « Ici, ils nous poursuivent pour contrefaçon », dit-il.

Olivier Legault raconte que l’idée du Journal de Mourréal est d’abord venue aux deux amis pour faire rire leurs proches, et qu’elle a eu un succès inespéré, devenant une sorte de forum humoristique où les lecteurs faisaient autant de blagues qu’eux, dit-il.

On sait que la mairesse de Paris se serait récemment méprise en partageant sur le site un montage photo représentant Justin Trudeau et Thomas Mulcair en train de s’embrasser, pensant qu’il s’agissait d’une célébration de la liberté sexuelle.

Un autre internaute aurait aussi passagèrement participé au Journal de Mourréal, raconte Olivier Legault. Il aurait également monté un autre site satirique La Presse plusse, qui parodiait pour sa part La Presse +. Selon Olivier Legault, le site La Presse Plusse a fermé ses portes après avoir reçu une mise en demeure du quotidien La Presse.

Fort du soutien financier offert par l’humoriste Mike Ward, qui compte lui offrir les recettes d’un spectacle qu’il tiendra en octobre pour la liberté d’expression, Le Journal de Mourréal continue donc de publier. « J’ai mis un texte il y a deux heures », dit Olivier Legault, qui ajoute que Le Journal de Mourréal n’a jamais été aussi populaire que depuis qu’il est poursuivi.