Les médias numériques détrônent la télévision

Selon l’enquête, 56 % des répondants possèdent dans leur tablette ou leur téléphone intelligent au moins une application leur permettant d’accéder à des nouvelles.
Photo: Annick MH de Carufel Archives Le Devoir Selon l’enquête, 56 % des répondants possèdent dans leur tablette ou leur téléphone intelligent au moins une application leur permettant d’accéder à des nouvelles.

Les médias numériques — consultés sur un ordinateur, un téléphone intelligent ou une tablette numérique, ont détrôné en 2015 la télévision comme moyen de se tenir informé au Québec, selon une enquête du Centre d’études sur les médias de l’Université Laval.

Près de neuf Québécois sur dix déclarent en effet recourir aux médias numériques de manière régulière pour s’informer.

Selon les auteurs de l’étude, l’âge est le facteur ayant le plus d’incidence sur l’intensité de l’usage des nouveaux modes d’information. Ainsi, les 18-24 ans utilisent principalement des sources numériques, les 25-44 ans utilisent de manière équivalente les supports numériques et les supports traditionnels, tandis que les plus de 44 ans s’en remettent principalement à la télévision, à la radio et aux médias écrits. Les hommes sont encore de plus grands utilisateurs de médias numériques que les femmes.

Selon l’enquête, 56 % des répondants possèdent dans leur tablette ou leur téléphone intelligent au moins une application leur permettant d’accéder à des nouvelles. L’enquête révèle également que ceux qui lisent un quotidien imprimé y passent moins de temps que ceux qui s’informent en utilisant soit un ordinateur, soit une tablette, soit un téléphone.

Par ailleurs, les Québécois francophones ont passé légèrement plus de temps à s’informer en 2015 qu’en 2013. En fait, depuis 2007, la consommation quotidienne d’information, tous médias confondus, est passée de 84 à 101 minutes. Selon les chercheurs, « il est probable que la multiplication des moyens d’information et des sources crée une hausse du temps consacré à s’informer ».

Le Centre d’études mène de telles enquêtes auprès d’un échantillon représentatif de Québécois francophones depuis 2007, ce qui permet d’observer comment leurs pratiques évoluent. Ces enquêtes colligent le temps que les Québécois consacrent aux divers types de médias d’information. Elles s’attardent aussi à l’utilisation des divers sites web et applications mobiles des médias québécois d’information.

1 commentaire
  • - Inscrit 6 avril 2016 14 h 34

    Qu'en tirer ?

    L'étude ne dit rien de la qualit de l'information, de la variété des sources d'information, de la nature des sources (radio, journaux, tv, Youtube...), Alors que peut bien nous dire une telle étude ?

    Je lis Le Devoir sur pad, sur papier et sur ordi. Je lis La Presse sur ordi (surtout pour les mots croisés), je lis les revues qui m'intéressent sur papier et sur ordi ... Et je lis un livre par semaine (histoire, politique, philo). Et je vais sur You Tube pour réentendre Brassens et Brel. Je serais donc un citoyen bien informé.

    Mais que dit l'étude sur tout ça ? Rien de rien. Je n'ai pas de téléphone intelligent parce que pour moi l'intelligence c'est autre chose que de devenir esclave d'appels insignifiants que je ne sollicite même pas. Qu'y a-t-il d'intelligent dans le fait de se soumettre à la volonté des autres ?

    Être intelligent, pour une personne comme pour une nation, c'est d'être libre! Osti.