Deux ententes à «La Presse»

Photo: Olivier Zuida Le Devoir

Les journalistes de La Presse acceptent des réformes négociées concernant un plan de départs volontaires et une réorganisation des horaires de travail. Les modifications à la convention collective, définies par des lettres d’entente, ont été entérinées mercredi midi lors d’un scrutin secret conclu par un compte favorable de neuf contre un (87 %).

« Les ententes ont soulevé des débats, nous avons eu de bonnes explications et nous sommes contents que le résultat soit accepté par nos membres », dit au Devoir le journaliste Charles Côté, président du Syndicat des travailleurs de l’information de La Presse (STIP).

Voici le détail des mutations :

Départs. Les indemnités sont offertes à tous. Les employés qui se prévaudraient de la mesure recevraient trois semaines de compensation salariale pour chaque année d’ancienneté au sein de l’entreprise, jusqu’à l’équivalent maximum d’un an de salaire. Le nombre de départs souhaités n’est pas fixé. « On ne croit pas qu’un grand nombre de personnes acceptera l’offre, dit le président Côté. Si l’employeur avait voulu réduire les effectifs, il aurait fallu prévoir de plus grandes indemnités. Nous en concluons qu’il trouve les effectifs actuels convenables. »

Horaire. Il ne s’agit pas de revoir les tâches. L’objectif est de faire en sorte que davantage d’employés travaillent le mercredi, le jeudi et le vendredi, quand le média se retrouve en plus forte demande de main-d’oeuvre. « Ça veut dire qu’un bon nombre de personnes affectées à la production de La Presse+ va travailler sur quatre jours plutôt que cinq, pour 35 heures par semaine », explique M. Côté.

 

Abandon du papier

La Presse abandonnera le papier en semaine dans quelques jours, le 1er janvier 2016, pour se concentrer sur La Presse+, version tablette.

Par ailleurs, deux postes permanents de pupitreurs viennent d’être créés. Selon l’entente collective, le média peut toujours faire appel à une vingtaine de surnuméraires pour les remplacements. Fin septembre, près de 160 postes ont été éliminés dans l’entreprise, dont une quarantaine à la salle de rédaction.

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